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Comment trouver un logement à San Francisco ?

Suite des aventures de Clémence, jobtrotteuse partie aux Etats-Unis dans le cadre de sa dernière année d’études à Sciences Po Rennes. Aujourd’hui, elle partage son expérience de recherche d’un nid douillet, ou comment éviter les pièges de la quête d’un logement à San Francisco quand on est stagiaire…

Comment trouver un logement à San Francisco ?

Passer un an dans une ville qui n’est pas la sienne suppose inévitablement quelques moments de solitudes/remises en cause/et si je sautais dans un avion pour aller me régaler du poulet rôti de grand-mère. Contre ces baisses de moral d’expatriés, je vous propose un remède efficace : celui du nid douillet. En effet, la présence de repères stables, durant cette année pleine de rebondissements et de situations compliquées à gérer, est selon moi le meilleur moyen de tenir le cap.
Mais comment trouver un tel point d’ancrage dans un pays dont on ne connait encore rien ? C’est une question qui, concernant la ville de San Francisco, en a épuisé plus d’un. La première chose à savoir sur la « Everyone’s favorite city » est que, comme son surnom le sous-entend, la demande y est excessivement forte, ce qui se traduit inévitablement par des loyers vertigineux aux allures new-yorkaises/londoniennes/parisiennes. Beaucoup diront, en constatant la qualité de vie offerte aux San Franciscains, que le jeu en vaut la chandelle.
A l’image des San Franciscains, des quartiers surprenants de diversité.
Si comme la plupart des Français vivant ici, vous êtes un ingénieur développeur embauché par une start-up florissante, alors let’s do it, louez un appart sympa dans un quartier branché et vous vous en sortirez pour 1300-1500 dollars la chambre. Si vous tablez pour l’appart lumineux et spacieux avec rooftop dominant la ville, rajoutez facilement de 500 à 1000 dollars. Des quartiers tels que Nob Hill, Russian Hill, North Beach ou encore la Marina sont ainsi de ces quartiers qui ne se désemplissent pas depuis la naissance de Frisco. Ils sont le « vieux SF » chic et parfois bourgeois-bohème et offrent d’imprenables vues sur l’océan pacifique.
Pour les quartiers plus « libérés », Mission District (Hispter Area), le Castro (quartier historiquement gay) et Haight-Ashbury (vive les hippies !) sont les lieux où selon moi il fait bon vivre ! Les maisons victoriennes, colorés, boisées et aux allures parfois hispanisantes (Dolores, Mission) trouvent leurs places entre des bars et des boutiques toujours plus surprenantes, le tout donnant à ces endroits une atmosphère unique au monde, une sorte de paradis quotidien où brunch rime avec sieste à Dolores Park et où friperie rime avec balade à bicyclettes entre deux rues graphées avec goût. Dans ces quartiers, comptez 1000 dollars minimum pour avoir votre chambre à vous, peut-être 900 dollars si vous êtes chanceux ou vivez chez une famille. Enfin pour les plus petits budgets, restent les quartiers habités par les étudiants : Sunset District/Ingleside/Richmond/Presidio, voire Japan Town. Vous trouverez ici beaucoup plus facilement une chambre dans une maison partagée pour 700/800 dollars.Si le soleil et les bars funky n’y sont pas toujours au rendez-vous, je pense qu’il vaut parfois mieux vivre dans un endroit, certes excentré, mais avec des colocataires géniaux plutôt que seul ou mal entouré dans un endroit réputé. Les transports permettant facilement d’accéder à toutes les parties de San Francisco, vous pourrez passer tous vos week-ends dans celles qui vous plaisent ! Pour les quartiers que je n’ai pas cité, à savoir China Town, Financial District, Civic Center, Tenderloin, je ne les connais pas assez pour les recommander. Le Tenderloin est de loin l’endroit le moins sûr de SF, et Downtown qui y est accolé regorge de touristes à longueur de journée.
Trouver un logement : quels outils ? Quels pièges ?
Pour le côté pratique, attaquons nous maintenant aux outils qui vous permettront de poser vos valises une bonne fois pour toute. Il y a toujours un petit rituel classique, ici aux USA, lorsque vous dites à un Américain que vous cherchez un logement. Tout d’abord celui-ci vous demande si vous cherchez sur Craigslist et ce que vous y trouvez, puis il conclut inévitablement la conversation en vous disant que s’il entend parler d’une quelconque possibilité, il vous en fera part. Examinons de plus près ces deux options qui, pour être honnêtes, sont les deux plus efficaces. Craigslist.com, sorte de BonCoin made in US, est à la fois une mine d’or et une trappe à l’arnaque. Il faut vraiment s’armer de patience et de prudence lorsqu’on utilise ce site.

Evidemment, le premier piège à éviter est l’annonce truquée. Le plus souvent, elle est vite repérable : le prix en comparaison du quartier est trop intéressant pour être vrai, les photos semblent étrangement mal accordées entre elles, et pour finir, le propriétaire a toujours une bonne excuse pour ne pas être à San Francisco et vous demander de lui envoyer le premier loyer en échange d’un colis contenant les clés de l’appartement. S’il est à un moment ou une autre question de Western Union et d’envoi d’argent, reculez aussi vite que possible, cela n’augure vraiment rien de bon.Une fois ce tri opéré, il s’agit de cibler les annonces qui sont vraiment susceptibles de vous intéresser et d’y répondre par un mail personnalisé à la manière d’une lettre de motivation professionnelle. Il ne faut jamais mentir sur ses revenus ou encore sur sa date de départ lorsqu’on tente de louer un appartement, car aux USA où  » Business is Business « , les arrangements entre amis sont rarement de rigueur. Et s’il est bien quelque chose que j’ai ici appris, c’est qu’on est n’est jamais à l’abri de se faire dénoncer par n’importe quel citoyen (grosse différence culturelle avec la France) si l’on n’est pas dans une situation parfaitement légale.

Attention à la caution… 
De plus, lorsque vous aurez enfin trouvé un appartement, le propriétaire vous demandera très certainement un « deposit » (sorte de caution). Ce dernier n’est pas censé excéder un mois de loyer, et peut vous être retenu à la fin de votre bail pour toute sorte de raison plus ou moins valables… Soyez donc prudent et évitez tout désaccord avec votre proprio si vous souhaitez un jour récupérer cet argent. 15 jours plus tard, et seulement quatre/cinq réponses positives qui ne vous ont pas plu à votre compteur, vous désespérez. C’est dur et ça dure, rien de plus normal, surtout si vous arrivez en début d’année scolaire où le rush immobilier est impressionnant. Mon conseil : Ne désespérez pas, visitez dès que vous le pouvez, et ne faites pas trop le difficile. Parallèlement, n’hésitez pas à harceler toutes vos connaissances, il s’agit là de la deuxième option : les contacts. Bien souvent, il est beaucoup plus facile d’ouvrir le dialogue avec de possibles futurs colocataires dès lors où vous êtes « recommandé » par une de leurs connaissances. C’est vieux comme le monde, mais les relations restent un atout, même pour trouver un toit.
Lorsqu’enfin, vous avez trouvez la pépite que vous cherchiez et êtes prêts à signer le bail, foncez vérifier les droits qui sont les vôtres en tant que locataire : s’il est, comme en France, de rigueur de poser un préavis de départ 30 jours avant de quitter un appartement, vous ne pouvez casser un bail aussi facilement. Plus précisément, s’il est inscrit sur le bail que vous vous engagez pour par exemple six mois, cela signifie qu’il sera très dur de partir avant ces six mois sans que le propriétaire vous en fasse financièrement ressentir les conséquences. Renseignez-vous donc de façon approfondie avant d’aposer votre signature sur tout document légal.
Les valises posées, les meubles achetés, les colocataires rencontrés, il est enfin possible de se poser et de savourer, Enjoy !

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