Fermer
menu

Comment bien vivre son expatriation en famille ?

Une expatriation, ça s’organise ! C’est un bouleversement total pour une famille : changement de vie, de culture, de langue, d’amis… Et pour que ce soit une réussite, il est important d’en parler et de la préparer ensemble car « un couple qui est heureux de partir, c’est une expatriation réussie pour eux mais aussi pour les enfants » explique Sophie de Puybaudet, coach spécialisée en expatriation.

Shutterstock 72460027

Le départ approche, par où je commence ?

Quand on fait le choix de s’expatrier, il y a une chose importante à laquelle on ne pense pas toujours, c’est que « l’expatriation est synonyme de démarches« . D’après Sophie de Puybaudet, ces formalités demandent beaucoup de temps car « on les trouve avant le départ, à l’arrivée dans le pays, mais aussi au retour« . Il y a d’abord les démarches administratives incluant la gestion des comptes bancaires, EDF, téléphone, assurances, impôts, sécurité sociale, etc. Puis les démarches personnelles : organiser le déménagement, s’occuper de la vente ou la location de la maison, se séparer de la famille, des amis et des collègues. C’est aussi avant le départ, qu’il faut penser à « conserver et entretenir son réseau, qu’il soit personnel ou professionnel », ajoute la coach.

Fred, installé en Australie depuis un an avec sa femme et son garçon âgé de 3 ans, explique qu’il leur a fallu « 3 mois, le temps de leur préavis, pour préparer leur départ ». L’Australie étant un pays très réglementé sur le plan professionnel, il a dû passer des examens médicaux, des tests de dépistage, fournir un casier vierge. Cette expatriation, ils l’ont choisie mais ils précisent bien que « c’est un chamboulement total qui demande beaucoup d’organisation avant le départ, surtout avec un enfant ».

Pour Marie-Sophie Nielly, le départ au Mexique avec son mari et ses 4 enfants, s’est plutôt fait dans la précipitation. « Nous l’avons appris en juin pour un départ en juillet » raconte-t-elle. Alors pour ce qui est des formalités, ils ont choisi de faire appel à une « société de relocation qui s’est chargée des démarches administratives et de se procurer les papiers d’immigration ». Le service RH de l’entreprise s’est occupé de tout ce qui concerne la protection sociale auprès de la Caisse des français de l’étranger (CFE), « ce qui nous a donné plus de temps pour bien préparer nos enfants à ce grand départ« , précise Marie-Sophie.

L’arrivée en terre promise

Le fait d’avoir des amis sur place a permis à Fred et Nadège de s’intégrer plus rapidement, « surtout pour s’orienter dans Sydney et les conseiller sur les logements et les écoles françaises » expliquent-ils. Souvent, lors d’une expatriation, les problèmes rencontrés sont les difficultés d’intégration, le choc culturel, la barrière de la langue, la perte de repères… Pour bien s’adapter, « il est important de tisser des liens avec les gens du pays, d’être curieux, tolérant et surtout d’avoir envie d’apprendre » souligne Sophie de Puybaudet. La découverte d’une nouvelle culture peut parfois déstabiliser, « il est préférable d’arriver dans le pays sans a priori. »

En effet, selon Marie-Sophie, « les contacts avec les expatriés sont précieux » et au Mexique, il existe « une réelle solidarité dans la communauté française ». L’intégration est parfois plus rapide qu’on ne pense surtout si on « s’ouvre aux autres et qu’on n’est pas trop timide ». Pour ses 4 enfants, âgés de 8 à 16 ans, il a fallu gérer « le déracinement des ados (…) mais avec le temps et l’école, ils ont fini par se créer de nouveaux liens au Mexique ». Selon elle, l’expatriation est « un véritable enrichissement personnel et un désir de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles coutumes ».

Mais parfois le choc culturel peut être troublant. Il faut se familiariser avec les traditions, le rythme de vie, l’alimentation. En Australie par exemple, Fred a été surpris de voir autant de nourriture asiatique. Idem pour le logement : « Ici, c’est un marché très volatile, qui demande d’être réactif car plusieurs familles visitent le logement en même temps et c’est à qui va enchérir le plus ». Côté famille, ce fût difficile pour leur fils au départ car « il venait de perdre ses repères, sa maison, sa chambre (…) et à l’arrivée, il a été confronté à la barrière de la langue, au changement de rythme et de climat ». Mais grâce à l’école « il a fini par se créer de nouveaux repères et aujourd’hui il ne veut plus repartir ». Alors pour vivre pleinement son expatriation en famille, « il est crucial de s’imprégner de la culture du pays, de manger local, d’échanger car finalement, vivre comme les gens d’ici, c’est se sentir un peu chez soi » selon Fred et Nadège. « Et puis il faut vraiment le vivre comme une formidable aventure en famille. »

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. Pauline
    26 novembre 2013 - 21h55

    Parmi les préoccupations liées au départ d’une nouvelle vie à l’étranger se pose aussi la question de la scolarisation des enfants. On y pense pas assez mais l’enseignement à distance peut être une très bonne solution pour pouvoir bouger où et quand on veut sans contraintes d’intégration scolaire pour les petits ! Voici un article qui en parle très bien http://hattemer-academy.com/actualites/1933-expatriation-6-bonnes-raisons-de-choisir-lenseignement-a-distance/
    On y apprend que la méthode de l’école Hattemer est excellente

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.