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Méfiez-vous des collègues qui se disent « débordés »

« Je suis sous l’eau », « je n’ai pas eu le temps », « je suis débordé »… voilà le genre de phrases employées par certains de vos collègues quand vous leur demandez quelque chose. En clair, ils ont bien autre chose à faire que de traiter votre demande. C’est d’autant plus rageant que les individus qui se disent « débordés » ne sont pas toujours les plus efficaces.

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Une bonne part d’exagération

Une étude menée par Havas Worldwide confirme cette impression d’exagération. En interrogeant plus de 10000 personnes dans 28 pays, l’agence de communication a établi que 40% des sondés ont tendance à faire semblant d’avoir un planning surchargé. Et la proportion grimpe à 51% chez la génération Y, contre 36% parmi les X et seulement 26% chez les boomers. De quoi alimenter encore plus la mauvaise réputation des jeunes !

Le mythe des 80 heures par semaine

Ces chiffres, relayés par Slate, viennent confirmer d’autres études sur le sujet. Comme celle de la Questrom School of Business de l’Université de Boston qui s’est intéressée aux workaholics qui affirment travailler plus de 80 heures par semaine. En réalité, ils consacreraient beaucoup moins de temps à leur travail, mais s’arrangeraient pour faire croire qu’ils se donnent à 200% à leur entreprise. Et dans ce domaine les hommes mentiraient plus que les femmes et dépenseraient finalement plus d’énergie à « faire croire » plutôt qu’à faire… leur travail.

Une confirmation de la loi de Parkinson

Le site Business Insider qui a dévoilé les résultats (voir une traduction sur le Journal du Net) cite l’exemple d’un manager qui affirmait être en déplacement professionnel, alors qu’il profitait d’un séjour au ski en famille. Simplement en envoyant quelques mails et en passant des coups de fils en début et en fin de journée. Un cas extrême, sans doute isolé, mais symptomatique d’une tentative d’enfumage généralisée (voir notre article sur les planqués au travail). Certaines personnes déploient en effet des stratégies pour faire croire qu’elles bossent plus que les autres. Et le pire c’est que ça marche !

Etre débordé permettrait d’être mieux récompensé et reconnu au travail. C’est le paradoxe du présentéisme qui laisse penser que ceux qui font le plus d’heures (ou qui font semblant) sont les plus productifs. Un postulat totalement erroné si l’on en croit la Loi de Parkinson qui montre notamment que « l’homme le plus occupé est celui qui a le plus de temps libre ».

Attention donc aux collègues qui se disent débordés, certains le sont vraiment mais en parlent rarement. En revanche, ceux qui l’affirment haut et fort ont peut être un problème d’organisation, ou un besoin d’exister qui dépasse leur niveau d’efficacité.

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