Fermer
menu

Pour réussir au travail, soyez colérique !

La colère, un atout au travail ? L’assertion parait étrange, tant les offres d’emploi sont remplies d’un champs lexical tout autre : diplomatie, patience, bonne humeur, enthousiasme. Dans la Silicon Valley, on a même créé les Chief Happiness Officer, des professionnels du bonheur dont la mission est de rendre les salariés heureux. Seulement voilà, selon certaines études récentes, être coléreux et grincheux accroîtrait notre créativité (les salariés français seraient donc des employés de choix ?).

> Les Français ne sont jamais contents au travail

Les raisons de la colère

De nombreux psychologues se sont penché sur la question. Il a notamment été démontré que la colère pouvait être d’une grande aide selon les situations. A l’origine, la colère est une réaction émotionnelle qui prépare le corps, physiquement et mentalement, au mouvement et à la réaction. Elle s’accompagne d’une diminution du taux de cortisol (hormone du stress), d’une hausse du rythme cardiaque, d’une hausse de la production de testostérone, etc. Bref, une transformation physiologique qui nous prépare au combat et qui peut être intéressante lorsqu’un babouin vous veut chiper votre banane dans la savane. Mais au bureau ?

La colère, clef du succès professionnel ?

Dans les faits, les personnes en colère sont plus dans l’action, ce qui se traduit par un regain de motivation et une prise de risque accrue face à une menace. Elles réfléchissent de manière moins structurée et formatée, génèrent beaucoup plus d’idées pour résoudre un problème, et ces idées sont en général plus originales. Globalement, c’est l’ensemble des émotions négatives (pessimisme, tristesse, stress) qui agirait comme un moteur pour nous permettre de nous dépasser et de trouver plus rapidement la solution à un problème ou à une situation désagréable. Une autre étude sociologique a aussi montré que les gens coléreux étaient perçus comme de meilleurs dirigeants. D’ailleurs, certains salariés sont plus productifs après s’être pris une soufflante de la part de leur patron. Néanmoins, pour d’autres salariés, c’est l’effet inverse qui est produit !

> Les 3 clés pour rester heureux au travail, selon le « Gourou du bonheur » de Google

Savoir s’imposer des limites

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès. La colère n’est qu’un facteur parmi plusieurs pour la créativité. De plus, il a aussi été prouvé que l’intensité des humeurs, qu’elles soient négatives comme la colère, ou positive comme le bonheur, joue sur les capacités cognitives. Et plus l’intensité est forte, plus la capacité à raisonner diminue.
Les colères à répétition peuvent s’avérer dangereuses. D’une part, l’excès d’états coléreux peut impacter les relations sociales. D’autre part, les conséquences physiologiques ne seraient pas négligeables. Qu’on la laisse exploser, ou qu’on tente de la ravaler, la colère a des impact négatifs sur le corps humain, et notamment des impacts sur le système cardio-vasculaire. En d’autres termes, les coléreux chroniques s’exposent à plus de risques pour leur santé que les personnes un peu plus zen.

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.