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Comment s’y retrouver dans les classements d’entreprises ?

Top employeurs, Great Place to Work, Palmarès employeurs, Classement Universum, prix du DRH de l’année… Il existe en France une multitude de classements des meilleures entreprises. Certains sont payants pour les entreprises, d’autres pas, se font parfois à l’initiative des employeurs qui décident d’y participer ou « à leur insu », selon des critères précis. Mais comment s’y retrouver et quel crédit leur accorder ?

Podium-classements-employeurs

Enfin un « classement des classements » !

couv-guidepalmaresemployeursPour le savoir, il suffit de consulter le Guide 2014 des Palmarès Employeurs, Prix RH et sites dédiés, réalisé par HR Magnet. Cette bible de plus de 270 pages, téléchargeable gratuitement en ligne depuis aujourd’hui, recense plus de 130 classements français et internationaux sous forme de fiches détaillées. Les labels et sites dédiés à l’image employeurs des entreprises sont aussi expliqués dans ce guide très complet. Au total, plus de 180 classements, prix et labels sont regroupés dans cet ebook destiné à toutes les professionnels qui s’intéressent aux questions de marque employeur et d’attractivité. Un travail de fourmi, mené par Chantal Engel, qui nous explique le but de ce « classement des classements ».

Pourquoi avoir fait ce travail de recenser tous les prix et classements qui existent ?

Pour mieux les connaître et les faire connaître. Chez les professionnels des Ressources Humaines, il y a en effet une méconnaissance des différents prix et palmarès employeurs. On ne les utilise pas ou peu. C’est pourquoi j’ai voulu les recenser en regroupant à la fois les palmarès employeurs, les classements d’entreprises, les labels ainsi que les récompenses autour de la relation client ou même celle de l’entrepreneur de l’année. Car pour une entreprise qui souhaite valoriser son image employeur, ces domaines impactent énormément l’attractivité.

Chantal-ENGEL« Les classements font partie de la boite à outils des DRH pour faire connaître leur marque employeur »

Dans votre guide vous avez listé plus de 130 classements ou palmarès employeurs, est-ce qu’il n’y a pas un peu trop de prix de ce genre ?

Effectivement, il y en a beaucoup trop. C’est difficile de s’y retrouver. Pour les candidats notamment, savoir si une entreprise est bien classée n’est pas forcément un critère pour choisir son futur employeur.

Du côté des entreprises, le fait de participer à un classement est d’ailleurs souvent traité comme une simple opportunité. C’est rarement inscrit dans le cadre d’une stratégie de mise en avant de la marque employeur.

En quoi un classement ou un prix peut donner une image positive à une entreprise ?

Les classements font partie de la boite à outils des DRH pour faire connaître leur marque employeur. Un label ou un prix est un élément de preuve. Cela ne signifie pas que l’employeur est parfait mais que c’est un sujet important pour l’entreprise et qu’elle a commencé à mettre quelque chose en place pour progresser. Ce n’est pas juste un exercice d’autosatisfaction. D’autant plus que beaucoup d’entreprises ne participent à aucun de ces prix et classements.

Le fait d’y participer est quand même important, en interne pour donner de la visibilité au travail des équipes RH, et en externe, pour montrer ce que l’entreprise fait pour améliorer la gestion de ses ressources humaines. Mais participer à un classement sans avoir de stratégie n’a pas beaucoup d’intérêt. Les entreprises doivent d’abord travailler leur marque employeur et ensuite choisir le classement qui correspond le mieux à leur problématique, à leur ADN.

Les classements c’est très à la mode, c’est aussi un business…

Bien sûr, chaque organisme essaie d’exister et d’inventer le sien, ce qui brouille un peu l’offre. Les deux plus connus qui ressortent de notre enquête accompagnant la sortie du guide sont Top employeurs et Great Place to Work. Ils existent depuis longtemps, ont une force de frappe importante et sont payants pour les entreprises.

Les processus de classements sont aussi très différents, dans certains cas on demande l’avis des salariés, dans d’autres on fait appel au vote des internautes ou encore à des experts RH qui analysent les politiques de ressources humaines. C’est important de bien expliquer ces démarches, de faire de la pédagogie pour bien comprendre la mécanique de chaque prix.

Est-ce que le côté payant de certains de ces classements ne pose pas un problème de crédibilité ?

Effectivement, cette différence entre classements payants et gratuits revient souvent dans les critiques et créé une méfiance. Mais ce n’est pas parce qu’un classement est payant qu’il n’est pas juste. Un classement implique un audit, du temps passé à étudier les entreprises et leurs pratiques, ce n’est pas anormal de faire payer ce travail. Mais c’est parfois un budget conséquent qui n’est pas à la portée de toutes les entreprises. Pour Great Place to Work par exemple, le ticket d’entrée est de 5000 euros/an avec un prix dégressif selon la taille de l’entreprise. Pour Top Employeurs, le tarif est de 12.000 euros par an avec un engagement de 3 ans minimum. Beaucoup de PME ne peuvent donc pas se permettre de participer à la démarche. Mais il existe beaucoup d’autres classements qui sont gratuits. C’est l’objectif de ce guide : montrer et expliquer la diversité des classements et leur positionnement pour que les professionnels des RH puissent choisir en toute connaissance de cause.

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