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Classement des facs qui mènent à l’emploi

Amphi

La presse aime bien les classements : classement des meilleures écoles de commerce, des meilleurs employeurs, des meilleurs diplômes… Le Figaro va publier demain le premier classement des universités selon le taux d’accès à l’emploi des diplômés. Une bonne idée à priori sauf qu’avant même d’être publié, ce classement est déjà critiqué. Notamment par le blogueur d’EducPro, Pierre Dubois, qui estime que ce classement est « juste bon à jeter à la poubelle ». Il explique pourquoi la mesure de performance de l’insertion des jeunes diplômés n’est pas pertinente. Et il est vrai qu’en jetant un coup d’oeil au classement on peut se poser des questions.
« Révolution des mentalités » ou coup de com’ ?
Ce classement se base notamment sur le pourcentage des Bac+5 qui ont trouvé un emploi « au bout de 30 mois ». Soit 2 ans et demi de recherches tout de même. Une manière d’éluder la question de l’insertion des jeunes diplômés et de leurs difficultés à trouver du travail en France ? Ce classement qualifié « vraie révolution des mentalités » par la Ministre de la Ministre de l’Enseignement supérieur ressemble à un coup de com’ pour signifier que « l’insertion professionnelle est devenue la nouvelle mission des universités » (voir l’article du Point). Le débat ne fait que commencer et les réactions des universités ne devraient pas tarder.
91,4% des étudiants ont trouvé un emploi… au bout de 30 mois
Reste le classement en lui-même. Avec une moyenne de 91,4% des étudiants qui ont trouvé un emploi (au bout de 30 mois) on pourrait se dire que l’insertion des jeunes universitaires, n’est pas si difficile. On sait bien qu’en réalité c’est beaucoup plus compliqué. On peut aussi s’interroger sur la faible différence de résultats entre les 68 universités répertoriées. Entre la première (Paris II) et l’avant-dernière (Perpignan) l’écart n’est que de 10%…
Les Universités du Sud mal classées
Du côté des bons élèves on retrouve les grandes facs parisiennes (Paris II en tête, Paris 13 à la quatrième place), Lyon I à la 2ème place et Rennes 1 en 3ème… Pour les mauvais élèves, le classement aura plus de mal à passer.
Et ce sont les Universités du Sud qui occupent les avants-dernières places : Montpellier 3, Aix-Marseille I et Perpignan ferment la marche juste devant l’université de la Réunion, bonne dernière. Ce qui devrait faire aussi réagir vivement la communauté étudiante réunionnaise, car le marché de l’emploi des jeunes là-bas est encore plus délicat qu’en métropole.
Rendez-vous demain dans le Figaro pour voir l’ensemble des résultats et notamment le classement des universités en fonction du taux de chômage des étudiants, un critère peut-être plus pertinent ?

Consulter les résultats complets sur le site du Ministère de l’enseignement supérieur.

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