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Coronavirus : Emmanuel Macron souhaite s’inspirer du modèle allemand pour le chômage partiel

En Allemagne, le chômage partiel a permis au pays d'amortir les effets de la grave crise économique de 2008. Le gouvernement français souhaite s'en inspirer dans le cadre de la crise du coronavirus. Explications.

Le chômage partiel mis en place dans le cadre de l'épidémie, entraînera une perte financière pour les salariés. (GettyImages/RainStar)

En raison de la propagation du coronavirus, les Français sont contraints de rester confinés chez eux. Les entreprises sont donc contraintes de mettre en place un mécanisme de télétravail quand c’est possible. Pour les professions pour lesquelles ce n’est pas possible ou qui sont trop impactées par les conséquences de l’épidémie, elles doivent mettre leurs salariés en chômage partiel.

Lors de son allocution de jeudi dernier, Emmanuel Macron a annoncé qu’un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en oeuvre : « L’Etat prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. Je veux en la matière que nous nous inspirions de ce que les Allemands ont su mettre en oeuvre avec un système plus généreux, plus simple que le nôtre ».

Quelles différences avec le système allemand ?

En France, l’entreprise doit demander l’autorisation de l’Etat. C’est à l’employeur d’accomplir les démarches visant à instaurer l’activité partielle. Mais il reste soumis à l’autorisation préalable des services de l’Etat. Ensuite, l’entreprise verse au salarié une indemnité d’activité partielle pour les périodes non travaillées. L’Etat garantit la prise en charge et ultérieure de l’indemnisation des heures travaillées plafonnée à hauteur du Smic (8,04 euros/heure).

En Allemagne, un système entièrement financé par l’Etat

En Allemagne, le chômage partiel est entièrement financé par l’agence fédérale pour l’emploi (l’équivalent de l’Unedic). Ce dispositif a été mis en place lors de la crise économique de 2008. Pour le salarié allemand, l’indemnité de chômage partiel conjoncturel perçue pendant la période non travaillée s’élève à 60% du salaire net pour les employés sans enfants, et à 67% pour ceux ayant des enfants. C’est aussi l’agence fédérale pour l’emploi qui prend en charge cette indemnisation, sans que les entreprises allemandes n’aient à avancer l’argent pour se faire rembourser ultérieurement comme c’est le cas en France.
Le système allemand a été très utilisé pendant la crise de 2008 et 2009 au contraire du chômage partiel à la française. À l’apogée de la crise, en mai 2019, 3,5% de la population active allemande, soit 1,5 million de salariés, était couverte par un dispositif de chômage partiel.

Perte de salaires pour les salariés

Le chômage partiel mis en place dans le cadre de l’épidémie, entraînera une perte financière pour les salariés. Seule exception : les travailleurs payés au SMIC, qui continueront à toucher 100 % de leur rémunération. Côté employeur, les sommes versées au titre du chômage partiel seront intégralement remboursées par l’État.

Chômage partiel pour les employés à domicile

Le ministère a annoncé lundi également la mise en place d’un «système similaire au chômage partiel» pour les personnes employées à domicile (assistantes maternelles, femmes de ménage…) qui n’ont plus de travail ou en ont moins. Les employeurs continueront de les rémunérer à hauteur de 80% de leur salaire habituel et ils se feront ensuite rembourser, via le Cesu.

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