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Chercher un boulot quand on est au boulot… c’est du boulot !

Relations difficiles avec votre manager, travail ennuyeux, envie de nouveaux challenges et de nouvelles perspectives, bref vous voulez changer d’emploi. Problème :  vous êtes toujours en poste. Comment faire alors pour postuler sans que votre manager l’apprenne ? Comment s’organiser pour aller passer des entretiens ? Voici quelques conseils pour vous aider à postuler tout en restant en poste et ce, en toute discrétion.

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Rester discret

Votre démarche est officieuse, elle requiert donc de la discrétion vis-à-vis de votre employeur et de la diplomatie dans vos échanges avec vos différents interlocuteurs (relations réseau, recruteurs…). Tout d’abord, cela tombe sous le sens, mais veillez à ne pas utiliser votre mail professionnel pour postuler ailleurs : c’est très mal vu et c’est surtout le signe d’un manque de loyauté envers votre entreprise.

Pour vos entretiens demandez à être reçu tôt le matin ou tard le soir dans des endroits neutres et discrets (évitez le restaurant préféré de vos collègues). Des retards ou des absences répétées risqueraient d’attirer l’attention au sein de votre entreprise.

Si votre futur employeur souhaite prendre des références auprès de l’un de vos managers ou collaborateurs, vous pouvez toujours lui transmettre les coordonnées d’un ancien collègue, manager ou d’une personne encore dans votre entreprise mais qui restera discrète sur votre recherche d’emploi.

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Le travail, c’est le travail

En principe vous ne pouvez utiliser votre temps de travail et vos outils de travail pour chercher un emploi. Le mieux c’est de faire votre recherche chez vous et sur votre temps libre. Après n’exagérons rien, on ne va pas vous licencier parce que vous avez surfé quelques minutes sur des sites d’emploi.  Mais au-delà de dix minutes par jour vous pouvez être congédié pour faute.

Une exception est faite en cas de démission ou de licenciement : dans ces deux types de cas, la loi autorise le salarié à consacrer deux heures par jour à la recherche d’emploi durant la période de son préavis. Si vous devez stocker des documents sur votre ordi­nateur, rassemblez-les dans un dossier intitulé « personnel » : votre employeur n’a légalement pas le droit de l’ouvrir.

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Se préparer et s’organiser

Durant cette période de recherche, votre emploi du temps sera chargé, il faut vous y préparer. Vous allez consacrer des jours de congés et des pauses déjeuner à des entretiens, et passer des dimanches sur votre CV, difficile alors d’avoir de la place pour votre vie privée. Soyez concis et organisé sous peine de vous retrouver sur les rotules très rapidement.

Après avoir mis à jour vos informations sur les réseaux sociaux (sans poster sur LinkedIn que vous cherchez un poste, cela va de soi), il vous faut informer votre entourage professionnel de votre envie de trouver un nouvel emploi. Mais comment le dire sans que votre manager soit au courant ? L’idéal c’est de commencer par informer votre réseau proche et s’il manque de répondant, élargissez et adaptez si besoin à un public qui vous connaît moins et que vous croisez dans des salons, des associations professionnelles ou d’anciens élèves.

Anticipez votre départ

Mieux vaut étudier assez tôt la question du préavis car le recruteur vous la posera dès le premier rendez-vous. La durée s’élève en général à trois mois pour les cadres. En cas de licenciement et parfois de démission (cela dépend des conventions collectives), vous pouvez cumuler les deux heures d’absence quotidienne auxquelles vous avez droit et réduire votre préavis. Mais la plupart du temps, cet arrangement se négocie avec l’employeur, qui l’accepte ou pas. Renseignez-vous (toujours discrètement) sur la politique de votre entreprise en la matière.

Keep cool et relativisez !

Vous êtes déjà en poste : vous avez donc des missions, des responsabilités, des collègues, des raisons de vous lever le matin et un salaire. Alors à moins que l’ambiance soit exécrable au travail, relativisez ! Avec un taux de chômage à 9,3 %, avoir un travail est une chance.

(Photo : istock/chonlachai).

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Commentaires
  1. marc
    30 mai 2018 - 14h10

    Hé bin dis-donc. On est encore dans cette mentalité…
    Moi je crois que si on veut partir, il faut d’abord en parler à son responsable. Cela peut amener une réflexion sur l’employeur. Et créer un dialogue. Après si cet employeur est dans mentalité…

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