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Le bruit au travail coûte très cher !

A l’occasion de la « Semaine de la santé auditive au travail » qui a eu lieu en octobre dernier, l’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) et l’Ifop ont publié une étude sur les conséquences des nuisances sonores au travail.

bruit

Le bruit fait baisser la productivité

Selon le sondage, les nuisances sonores auraient un très fort impact sur la productivité. 4 Français sur 10 déclarent perdre du temps chaque jour à cause du bruit. C’est d’autant plus vrai chez les salariés de moins de 35 ans (50%) et les cadres et professions intellectuelles supérieures (55%). Cette baisse de productivité est même quantifiée à 30 minutes journalières, pour un sondé sur cinq. En moyenne, 6 millions d’actifs en France perdraient individuellement 120 heures de travail par an.

> A l’heure de la productivité

24 millions d’euros de manque à gagner

S’il l’on convertit ce temps perdu en salaire (avec un coût horaire moyen de 34 euros), cela revient à une perte de plus 4080 euros chaque année par actif, et plus de 24 milliards d’euros chaque année en France. Et il ne s’agit là que d’une estimation basse. Pour vérifier ces données, l’association JNA a fait réaliser un audit de coût social du bruit dans une PME de 30 salariés. La perte annuelle a été estimée à 45000 euros.

La diversité des nuisances sonores

Tout le monde ne réagit pas de la même manière face aux nuisances sonores, et toutes les nuisances sonores ne se valent pas. 88% des ouvriers exercent dans un environnement sonore bruyant, mais seuls 27% d’entre eux estiment perdre du temps. Un taux bien en deçà des 42% de salariés déclarant perdre du temps à cause des nuisances sonores. L’explication ? Les ouvriers, même s’ils forment l’une des catégories les plus gênées par le bruit, ont certainement intégré la contrainte du bruit comment faisant partie de leur environnement de travail. D’autre part, le bruit de fond d’une chaine de production dans une usine n’est pas le même que le brouhaha d’un bureau partagé : le bruit dans une usine est peut-être plus fort, avec des conséquences graves (perte d’audition, stress, risque d’accident accru), mais il déconcentre moins que les bruits en open space.

L’open space, source de tous les maux

Bavardage, sonnerie de téléphone, conversation à voix haute… 80% des open spacers se disent victimes de nuisances sonores. C’est même la première des nuisances, loin devant les problèmes de climatisation, de manque de place, etc.
Et ces nuisances ont pour conséquence lassitude, maux de têtes, stress, déconcentration, problème de sommeil, avec à la clé, une baisse flagrante de la productivité et de la motivation. C’est un constat alarmant, surtout lorsque l’on sait qu’il ne s’agit pas d’une fatalité. Selon l’association JNA, les entreprises ont leur part de responsabilité. En effet, les sociétés ne se préoccupent pas assez de l’isolation acoustique de leurs locaux, tout comme elles ne prennent pas la mesure de l’importance d’avoir des salles de repos et des salles de réunion dédiée. Mais l’association va plus loin encore en estimant que la lutte contre le bruit dans les bureaux partagés ne peut se faire que par la sensibilisation des salariés aux « bonnes pratiques ». Elle préconise d’ailleurs la mise en place de règlements intérieurs spécifiques et une plus grande implication des managers.

> 8 conseils pour gérer vos collègues bruyants

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