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Petits chefs, guerres d’égos, chief entourloupe officer : les grands couacs du bonheur au travail

Le bonheur au travail est une idée qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Pas une entreprise qui n’en fasse son apogée pour draguer les talents, jeunes et moins jeunes, et les garder dans leurs équipes. Cours de yoga, bureaux design, salle de sieste, cantines bio, ateliers de diététique, afterwork, mais aussi nouveaux codes de management, entreprises libérées, flexibilité, agilité… Les codes de la Silicon Valley et de ses startups se sont bel et bien implantés dans l’Hexagone, pour améliorer la qualité de vie au travail et diminuer le stress des salariés. Pour le meilleur et pour le pire.

C’est ce que l’on découvre dans le tome 2 des aventures de Jean-Hubert Trovit, alias Jub, l’improbable stagiaire du tome 1 (Bonheur au travail, journal d’un jeune stagiaire), devenu créateur d’une startup, Pyramide, puis chef de projet de la transformation numérique de son ancienne entreprise de bougies, Pace. Et improbable, voilà le terme qui caractérise sans doute le mieux cette histoire romanesque, et plus largement l’histoire du marché du travail depuis plus d’une dizaine d’années.

 L’ère de la bougie 2.0

Pour Jub, passer de créateur d’une startup à directeur de l’innovation d’une entreprise « de l’ancien monde » est loin d’être aussi simple que prévu. Il faut dire que « disrupter la bougie » pour la ringardiser au profit d’un modèle numérique n’est pas donné à tout le monde ! Car la bougie, malgré les avancées spectaculaires que le XX et XXIème siècles ont connues, reste un objet étrangement stable dans son format, même après l’avènement de l’électricité puis du digital. Et, en parlant d’objet d’une stabilité déconcertante, il en va de même pour l’entreprise qui l’a débauché (toute ressemblance avec des entreprises existantes ou ayant existé est purement fortuite). « J’ai passé un stage chez Pace somme toute assez décevant. J’ai trouvé que l’entreprise était corsetée dans des méthodes et procédures du siècle dernier.  J’ai souffert de la tyrannie des petits chefs, des rivalités mesquines, des décisions prises à contre-temps, de l’opacité de l’information, du manque de confiance, de l’absence d’une stratégie claire et d’une vision partagée » se souvient Jub. « Et j’ai trouvé un vrai bonheur à travailler au moment où j’ai eu l’idée de Pyramide. Ai-je vraiment envie de retourner chez Pace, jouer le rôle du chien dans le jeu de quilles ? ».

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CHO, ping-pong, TEDx : back to the future

Heureusement pour lui, « tant de choses ont changé » chez Pace. « Sais-tu que nous avons un Chief Happiness maintenant ? Max a totalement transformé l’entreprise. Il y a maintenant un baby-foot à la cafétéria, et une salle de réunion accueille même une table de ping-pong ». Car, oui, le très redouté Monsieur Maréchal, dont le nom était prononcé en sourdine de peur de réveiller le monstre, se fait désormais appeler Max, porte des chemines à fleurs, dit « ça gaze ? », et a même publié un bouquin sur le bonheur au travail qui lui ouvre les portes des conférenciers TEDx. Sans parler des cours d’anglais accéléré imposé à tout le staff…

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Mais le projet de la bougie 2.0 s’enlise rapidement, le cahier des charges n’est jamais assez précis, les instructions sont mal interprétées, et quand la plateforme sort enfin, elle est assortie d’une liste de bugs longue comme le bras. Sans parler de la concurrence qui fait rage entre Jub et Winona Winterstein, dite Win-Win, en charge de développer le marché anglo-saxon. C’est à qui sera le plus remarqué…

On se régale des mésaventures d’une galerie de personnages truculents ! On y reconnait un collègue, un chef, une situation déjà vécue… Ce roman permet aussi de poser les bonnes questions sur le fonctionnement des entreprises traditionnelles et aborde les thèmes nouveaux : bonheur au travail, agilité, mode projet, intrapreneuriat, transformation numérique des organisations…

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Le bonheur au travail, Bougies, bugs & Cie est la suite du roman Le bonheur au travail, journal d’un jeune stagiaire de Corinne d’Argis et Anne Chanard. Il a été écrit par cinq amies, qui connaissent parfaitement le monde de l’entreprise et préfèrent en rire… ou proposer des voies d’avenir.

Le bonheur au travail
Bougies, Bugs & Cie
Anne Chanard et Anne Desicy
Corinne d’Argis— Elodie Chevrot—Sabrina Micchi

prix public TTC 18 €
Éditions Les passagères

Crédits : istockphoto.com/nicoletaionescu

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