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Comment faire le bonheur des salariés ?

Le bonheur au travail n’est-il qu’un concept abstrait ou est-ce un véritable enjeu ? Pour le savoir, Robert Half a sondé 2000 actifs en collaboration avec Happiness Works. Résultat : les salariés sont globalement heureux au travail. 64 % le sont en moyenne, principalement dans les entreprises de taille intermédiaire. Ce qui laisse, il faut bien l’avouer, une marge d’amélioration ! Facile à dire, mais comment véritablement créer des conditions de travail favorables au bonheur en entreprise ?

Le bonheur au travail, au delà du discours

Vouloir instaurer à tout prix le bonheur au travail est tendance, en témoigne l’émergence d’un nouveau métier depuis quelques années : le Chief Happiness officer (CHO), dont le rôle est « tout simplement » de faire en sorte que les salariés soient plus heureux dans l’entreprise. Né au cœur de le Silicon Valley, ce poste commence à se développer en France. Il a été médiatisé par Laurence Vanhée, ex-DRH de la Sécurité sociale belge qui a créé sa propre entreprise, préférant à son intitulé de poste celui de CHO.

A lire : Que cache le bonheur des salariés et des managers ?

Partant du postulat que les employés plus heureux sont plus impliqués et plus productifs, tout employeur dont les salariés sont heureux au travail a de l’or dans les mains. « La plupart des dirigeants d’entreprises reconnaissent que le bonheur au travail a un impact concret en termes de productivité et de rentabilité » explique Olivier Gélis, directeur général chez Robert Half. « Les collaborateurs heureux ont tendance à être plus impliqués, plus fidèles, plus créatifs et plus productifs que les collaborateurs insatisfaits ».

Qui sont les salariés les plus heureux ?

Le profil du salarié satisfait n’est pas vraiment atypique : cadre supérieur et expérimenté de l’IT, jeune, dans une grande entreprise… Ce salarié évolue sur un marché porteur peu enclin au chômage.

Globalement, les collaborateurs français les plus heureux (66,1%) travaillent dans les entreprises de taille intermédiaire (ETI) comptant entre 250 et 4 999 salariés. Le niveau de bonheur et d’intérêt pour le travail est particulièrement élevé chez les cadres expérimentés, et leur niveau de stress est également moindre. Professionnels du marketing et de la création sont premiers sur le bonheur, sur les trois niveaux considérés par Robert Half : niveau de bonheur, niveau d’intérêt pour le travail et niveau de stress. Les cadres de l’informatique connaissent quant à eux le niveau de stress le plus bas de toutes les professions.

Quels sont les leviers du bonheur ?

Le bonheur n’est pas tant une question d’équipements ou de gadgets, il dépend plutôt des décisions prises dans l’entreprise. Pour Laurence Vanhée, Chief Happiness Officer et auteur du best-seller « Happy RH, le bonheur au travail » (2013), l’équation est simple : autonomie + responsabilité = bonheur + performance.

A lire : Les 3 clés pour rester heureux au travail, selon le « Gourou du bonheur » de Google

Tous secteurs confondus, les leviers du bonheur semblent simples. En France, ils se classent de la manière suivante :

  • Etre traité équitablement et respectueusement
  • Le sentiment d’accomplissement
  • Etre fier de son entreprise

En appliquant quelques règles de base, les managers pourront ainsi exploiter tout le potentiel de leurs collaborateurs. Robert Half a ainsi identifié 6 facteurs pouvant influer positivement sur le bonheur :

  • recruter les bons candidats
  • responsabiliser ses employés
  • les faire se sentir appréciés : complimenter ses salariés et avoir un bon état d’esprit a un impact sur la motivation générale insoupçonné.
  • proposer un travail intéressant et utile fait également partie des facteurs d’influence du bonheur
  • traiter équitablement les collaborateurs
  • entretenir les bonnes relations dans l’équipe.

La science des émotions positives

Le bonheur au travail découlerait de « la qualité des expériences émotionnelles quotidiennes » selon Nic Marks, expert international du bonheur, PDG et fondateur d’Happiness Works. Mais ce n’est pas seulement avoir des moments de gratification éphémères, c’est plus « grand » ! Et plus que cela, la joie de travailler des uns rayonnent sur les autres.

Pour Nic Marks, le bonheur repose sur trois émotions positives : l’enthousiasme, l’intérêt et le contentement. Un tout qui donne un sentiment profond de satisfaction et d’importance.

Salariés plus résilients et plus fidèles, plus productifs et plus créatifs, en meilleure santé… Les bénéfices sont nombreux. Pour le docteur Christine Carter, professeur à l’Université de Berkeley et auteur, alors que le stress et le surmenage nuisent généralement aux performances professionnelles, le bonheur, lui, les stimule. Selon elle, les salariés qui éprouvent beaucoup d’émotions positives possèdent des ressources stratégiques que d’autres n’ont pas. « Ils ont plus facilement accès aux zones du cerveau liés à l’innovation, la créativité et l’empathie. De plus, ils fonctionnent mieux en équipe car leur intelligence relationnelle augmente considérablement ». Ainsi, les managers doivent réaliser que des équipes stressées n’atteindront jamais leur plein potentiel, et il leur incombe de provoquer des émotions positives pour éliminer tout stress, notamment grâce aux leviers cités plus haut.

Plus qu’une tendance ou qu’un discours à la mode, le bonheur des salariés est donc bon pour le business et pour la société, c’est scientifiquement prouvé !

Comment être plus heureux au travail ?

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