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Blurring, multitasking, phubbing… le petit dico des maux du boulot

Notre société est hyper connectée. Les nouvelles technologies ont bouleversé notre quotidien et l’impactent de manière positive mais aussi négative. Ainsi 70 % des cadres estiment que le fait d’être constamment connectés augmente leur charge de travail. Ils recevraient près de 100 mails et regarderaient leur portable jusqu’à … 150 fois par jour !
De ces rapides évolutions ou progrès numériques sont nés un nouveau mot – l’hyperconnectivité – et de nouveaux maux : burn out, bore out, brown out … Quels en sont les signes ? Petit lexique pour mieux s’y retrouver.

L’infobésité  : quand trop c’est trop

L’infobésité, c’est la surcharge informationnelle qui désigne tout simplement un trop plein d’informations : surcharge de supports (« devices »), de médias, d’informations allant parfois jusqu’à l’écoeurement. Entre les réseaux sociaux, votre ordinateur, votre téléphone et votre tablette, votre cerveau ne peut tout enregistrer. Cette croissance exponentielle de la création de contenus finit par avoir raison de votre concentration. Vous êtes victime d’infobésité.

Quand le blurring brouille la vie des salariés

Le blurring, c’est l’effacement de la frontière entre votre vie professionnelle et votre vie privée. Très fréquent chez les salariés du secteur tertiaire, ce phénomène est inquiétant. Près de 80 % des cadres sont ainsi sollicités en dehors des heures de travail. Selon un baromètre du magazine Manager Attitude, 55 % des entreprises équipent leurs salariés de smartphones et 71 % des salariés utilisent leurs propres appareils à des fins personnelles. Des conditions idéales pour installer doucement mais sûrement toutes les conditions du blurring.

À lire également :
Les conséquences de l’hyperconnexion sur la santé des salariés

Le multitasking : quand on n’a pas quatre bras

Le multitasking désigne le fait d’utiliser plusieurs moyens de communication de manière simultanée. « Super pratique, super facile. Evidemment j’ai tout retenu », me direz-vous. Sauf que contrairement à ce qu’affirme un adage bien connu, ni les femmes, ni les hommes ne peuvent faire plusieurs choses à la fois c’est physiquement impossible. Personne ne peut ET répondre à un mail ET répondre au téléphone. Du moins correctement. En réalité, vous ne faites les choses bien qu’à moitié car votre cerveau ne se concentre que sur une seule chose à la fois. Le multitasking est plus dangereux qu’il n’y paraît car on nous le faisons de manière presque systématique. C’est pourtant un facteur de stress très important.

La nomophobie, la peur de perdre sa « troisième main »

La nomophobie est la peur incontrôlée et donc incontrôlable de ne pas avoir son téléphone portable avec soi. Les scientifiques ont formalisé cette idée de peur de la coupure par l’acronyme FOMO (Fear of missing out). Vous faites demi-tour pour aller chercher votre téléphone ? Vous paniquez à l’idée de ne pas avoir votre « troisième main » avec vous de toute la journée ? Vous êtes sans doute nomophobe.

L’oversharing, « je partage donc j’existe »

Vous en connaissez sans doute. Des gens qui ne peuvent s’empêcher de partager sur Instagram et Facebook tout ce qu’ils vivent chaque jour : de la photo de la table du petit déjeuner (magnifique) à leur journée de travail (inspirée et inspirante) jusqu’à leur soirée (si calme, si merveilleuse). Ce phénomène porte un nom : c’est l’oversharing. Mais attention : si passer trop de temps sur les réseaux sociaux peut mener à la dépression, passer trop de temps à embellir sa vie et donc à trop « poster » aussi.  Donc mollo sur les réseaux, vous vous en porterez beaucoup mieux !

Le phubbing, quand vos amis vous télésnobent

Le phubbing est l’acte d’ignorer des personnes physiquement présentes en consultant son téléphone plutôt que de communiquer avec elles. Celui qui se comporte de la sorte est appelé un phubber. Snober ses voisins de conversation, ses amis ou ses collègues, c’est antisocial et c’est aussi très impoli, donc on évite !

Le droit à la déconnexion

En même temps que ce vocabulaire autour de la notion de l’hyperconnectivité est apparue celle du droit à la déconnexion afin que chacun puisse être libre de limiter la surcharge d’information et les risques qui lui sont associés. L’objectif est de permettre au salarié de pouvoir replacer une frontière entre sa sphère personnelle et professionnelle. Ce droit à la déconnexion est même inscrit dans le code du travail (article L.2242-8) suite à l’adoption de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 (article 55) relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. Même si ce texte n’est pas contraignant, il a le mérite de mettre un mot sur ces maux qui épuisent de nombreux salariés.

À lire également :
5 règles à suivre pour déconnecter de votre travail

Call door, pour s’obliger à faire des pauses numériques

Alors au quotidien, comment réussir à se déconnecter ? Plusieurs petites astuces sont faciles à mettre en place : ne pas ouvrir son portable dès le réveil, ne pas vérifier ses mails pendant son petit-déjeuner, essayer de fractionner ses temps de travail… Il faut s’y résoudre : il y a un temps pour lire et répondre à ses mails et des temps pour travailler. Essayez par exemple de vous obliger à ne lire vos mails que trois fois par jour. Enfin pour les plus « addicts », il reste Call Door, une application qui, grâce à la mise en place d’une charte mobile, encourage la déconnexion numérique. Elle se paramètre via un espace web dédié et permet aux entreprises de limiter l’usage des smartphones de leurs salariés au sein de l’entreprise. Cette application peut aussi servir dans votre vie personnelle.

Photo (istock/PeopleImages).

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Commentaires
  1. Marianne
    26 mars 2018 - 18h11

    Un autre mal du boulot que l’on peut rapprocher de « l’infobésité » : l’email overload

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