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Bac 2015 : quels sont les prénoms qui ont obtenu la mention « Très bien » ?

Si le prénom peut façonner une identité, il est aussi un marqueur social. Chaque année depuis 2011, le sociologue Baptiste Coulmont s’intéresse ainsi au lien entre le prénom et les résultats au Baccalauréat. Des résultats qui confirment ce que l’on sait déjà en partie : les enfants de cadres s’orientent plus volontiers vers un Bac général quand les enfants d’ouvriers se dirigent plutôt vers les filières technologiques. Mais le sociologue va un peu plus loin en mettant en évidence les prénoms qui décrochent la mention «Très bien ». Une manière pour lui de rappeler le déterminisme social et comment l’école tend à répéter les inégalités.

Attention toutefois à ne pas se tromper dans le lien de cause à effet : « Il n’y a bien entendu aucune relation directe entre un prénom et la réussite au bac. Si les enfants de professeurs, d’instituteurs et de médecins s’appelaient Potiron et Potironne, alors Potiron et Potironne recevraient beaucoup de mention », prévenait le Baptiste Coulmont lors de sa première étude parue en 2011.

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Ainsi parmi les bacheliers nés en 1997, 22% des 328 Joséphine inscrites ont obtenu la mention « Très bien » contre 2,6% des Dylan. De même, si 4.000 Camille ont passé le Bac, ils sont seulement 200 Alban et pourtant la proportion de mention « Très bien » est semblable : environ 11,5%. Les Diane sont aussi parmi les meilleurs du classement : 20% d’entre elles (300 inscrites) ont décroché la mention. Vous pouvez tester votre prénom sur le site du Baptiste Coulmont.

 La mode des prénoms à mention

Le sociologue s’est également intéressé au rang des naissances des prénoms avec le rang en nombre de candidats au Bac. Ainsi, le prénom Nicolas particulièrement apprécié des parents en 1997 (3ème rang des naissances), « il est au 13ème rang en nombre de candidats au bac général et technologique ». Un bon nombre d’entre eux « n’ont pas survécu jusqu’à la terminale : sortie précoce du système scolaire, orientation vers un bac pro », explique le sociologue.

Depuis 2011, l’étude de Baptise Coulmont permet aussi d’identifier les modes et de comprendre comment s’opère la distinction sociale. Emma était la grande gagnante en 2011, Madeleine en 2012, Diane et Adèle en 2013 et Agathe en 2014. Un classement qui permet aussi de comprendre qu’en termes de réussite scolaire les filles sont sur-représentées.

> Aliénor en Bac L, Ahmed en STG : à chaque prénom sa filière ?

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