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Vie professionnelle : les Européens confiants pour leur avenir

Interrogé sur leur avenir professionnel, les Européens restent plutôt confiants malgré les zones d'ombre.
Les Européens et leur avenir professionnel

[LONG FORMAT] Comment les salariés européens envisagent-ils leur avenir professionnel ? D’un pays à l’autre, comment vivent-ils des événements comme le Brexit ou des évolutions technologiques comme l’automatisation des tâches ? ADP les a interrogés dans son étude « The Worforce View in Europe in 2019 », l’occasion de dresser un panorama de la vie pro en Europe et de constater ce qui nous lie ou nous sépare de nos voisins européens.

Les Français moins optimistes pour l’avenir que leurs confrères européens

En 2019, 73% des salariés français interrogés par ADP disent être très optimistes ou plutôt optimistes pour l’avenir. 27% des Français considèrent donc leur avenir en entreprise au cours des cinq prochaines années comme incertain, un chiffre qui nous situe en dernière position du classement, assez loin des Néerlandais qui ne sont que 14% à voir le futur en demi-teinte. Quelle que soit la tendance pour chacun des pays, elle a peu évolué entre 2018 et 2019, les Européens sont en pause, attendant d’avoir plus d’éléments concrets de conjoncture pour statuer sur leur moral côté professionnel.

Quant au Brexit, les Européens se sentent plus ou moins touchés par les conséquences que le retrait de l’UE pourrait avoir sur leur emploi. Les salariés du Royaume-Uni sont sans surprise les plus concernés et les moins tranquilles : près de la moitié se déclarent inquiets pour leur emploi après le Brexit. Pour autant ils restent globalement optimistes ! Le nombre d’individus se déclarant très optimistes a même augmenté de six points entre 2017 et 2019, passant de 21% à 27%.

Le pourcentage de ceux qui s’inquiètent pour leur emploi suite au Brexit tombe ensuite à 26% pour l’Italie et 23% l’Espagne, deux pays pour lesquels la libre circulation au Royaume-Uni était source d’opportunités. En France nous sommes 16% à craindre pour l’avenir de notre job post-Brexit. Et les moins inquiets sont à nouveau les Néerlandais (7%) et les Suisses (8%).

Quand on compare les résultats par tranche d’âge tous Européens confondus, ce sont les salariés de la génération Y que le Brexit inquiète le plus. Les 16-34 ans (selon la définition de la génération Y de l’étude) craignent à 29% que leur emploi soit affecté et près d’un tiers que leur entreprise souffre des conséquences du Brexit. Les salariés plus âgés sont à l’inverse beaucoup plus sereins.

23% des salariés européens âgés de 16 à 34 ans pensent qu’un robot les remplacera à leur poste dans les cinq années à venir

Les Européens ont aussi été interrogés sur leur rapport à l’automatisation. Comment se situent-ils par rapport aux annonces alarmantes ou rassurantes sur la disparition de certains métiers ? Ils sont d’accord sur un point, sans doute parce qu’il ne relève pas de la prospective mais de leur réalité quotidienne : plus de la moitié pense que l’automatisation va révolutionner le monde du travail, c’est plus que l’intelligence artificielle (42%), l’internet des objets (39%), la biométrie (35%) et la blockchain (23%).

Quant au réel remplacement du travailleur humain par un robot, les Européens sont 29% à penser que ça arrivera “à un certain moment”, 15% pensent que ce moment arrivera dans les cinq prochaines années et 7%, dans les deux ans à venir. A nouveau, le sujet inquiète plus les salariés du Royaume-Uni, qui sont nombreux à travailler dans les secteurs informatique et financier. Dans ces deux secteurs, les professionnels interrogés pensent à 45% (finance) et à 39% (informatique) que leur emploi sera automatisé.

Les salariés de la génération Y se sentent également plus menacés que leurs aînés par l’automatisation, ce qui ne les empêche pas d’être optimistes, et même plus optimistes que toutes les autres tranches d’âge. D’un côté, ils sont 39% à penser que l’automatisation menace leur carrière dans les années à venir et même 23% à penser que c’est un robot qui sera à leur poste dans les cinq prochaines années ; de l’autre, ils sont 82% à se déclarer optimistes pour leur avenir professionnel.

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Travail indépendant en perte de vitesse : un retour aux carrières plus classiques ?

Entre 2017 et 2019, le nombre de salariés européens qui envisagent activement d’exercer en télétravail ou de se mettre à son compte a baissé de 11 points, pour descendre à 15%. Et le statut d’indépendant laissent les professionnels de plus en plus indifférents : en 2017, 32% des personnes interrogées disaient ne pas être du tout intéressées par le statut de freelance, ils sont 47% en 2019 !

Tous les Européens n’ont cependant pas la même perception du fait de travailler à son compte. C’est au Royaume-Uni que le statut séduit le plus, avec 21% des personnes interrogées qui envisagent ce changement de carrière. En Pologne, ils sont 20%. En Italie, le statut tente 18% des professionnels, un chiffre à observer pour la suite car il a chuté de 8 points entre 2018 et 2019.

A l’inverse, un peu plus d’un quart des salariés européens pensent qu’ils n’auront plus d’autre entreprise que celle qui les embauche actuellement dans toute leur carrière (+2 points par rapport à l’an passé). En moyenne, les collaborateurs interrogés envisagent de rester quatre ans et demi maximum dans leur entreprise actuelle.

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Les Européens inégaux face à la prise en charge de leur mal-être au travail

Interrogés sur l’attention que leur employeur porte à leur santé mentale, les collaborateurs européens montrent un ressenti très différent d’un pays à l’autre. Chez nos voisins suisses et allemands, la porte semble ouverte à la communication de son stress : seuls 16% des salariés déclarent que leur employeur ne se soucie pas de leur santé mentale et en Allemagne, 80% des salariés se sentent libres de discuter sans tabou de leurs problèmes personnels sur leur lieu de travail. Plus à l’est, 45% des Polonais déclarent que leur employeur ne s’intéresse pas à leur santé mentale.

Discrimination et inégalité en entreprise : des signes encourageants

30% des salariés interrogés disent avoir souffert de discrimination dans leur entreprise. Un chiffre toujours important mais en baisse de quatre points par rapport à l’an passé. Femmes et hommes sont différemment touchés. Pour les femmes, le genre est le motif de discrimination le plus important et 1 sur 10 en a déjà été victime, contre 3% des hommes. Au sein de l’ensemble des salariés européens, c’est l’âge qui est la cause du plus grand nombre de cas de discriminations (9%).

Avec là aussi des disparités selon les pays : au Royaume-Uni – où les cas de discriminations sont les plus nombreux – la discrimination liée au sexe prédomine tandis qu’en France, c’est celle liée à l’âge. Les résultats sont également différents selon les tranches d’âge : 4% des plus de 45 ans déclarent avoir souffert de discrimination, quand le pourcentage monte à 10 pour les moins de 35 ans. Causes possibles : les 16-34 ans seraient mieux sensibilisés, avec une grille de lecture différente de leurs aînés et une tolérance moindre vis-à-vis des comportements discriminants.

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