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Automatisation : moins de 10% des emplois vont disparaître

Que l’on se rassure, les robots ne nous piqueront pas notre boulot, enfin pas à tous… Selon un rapport du Conseil d’Orientation pour l’Emploi (COE) sur les impacts de l’innovation, moins de 10% des emplois seraient très exposés aux mutations technologiques et présentent le risque d’être supprimés. La moitié continuera d’exister mais devra évoluer. Des évolutions qui « vont dans un sens de complexification et d’addition de compétences » selon Marie-Claire Carrère-Gee, présidente du COE.

10% des emplois en France présentent en effet un indice d’automatisation très élevé, en d’autres termes, ils sont plus vulnérables face aux avancées technologiques et sont voués à être supprimés avec l’arrivée de machines. Intelligence artificielle, robotique, objets connectés, impression 3D, big data constituent autant d’avancées technologiques qui menacent une partie des emplois en France, mais une petite partie seulement selon le COE.

Quels sont les métiers voués à disparaître ?

Les emplois les plus exposés sont des métiers manuels et peu qualifiés pour la plupart : ouvriers non qualifiés, agents d’entretien (21% des emplois exposés), caissiers… La moitié des emplois qui devront évoluer avec l’arrivée des nouvelles technologies sont également peu qualifiés mais se situent plutôt dans le secteur des services : conducteurs, agents d’exploitation des transports, agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration, aides à domicile…

Loin de se vouloir alarmiste, le COE met en garde contre les études partielles faites sur le sujet de l’automatisation et de la robotisation vues comme destructrices d’emplois, « contre l’idée que le progrès technique s’attaque à des métiers dans leur globalité » alors qu’il a « un impact sur le contenu de certaines tâches » explique Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE, à l’AFP.

Y’aura-t-il de nouveaux emplois ?

Le volume de créations d’emplois qui auront lieu grâce à l’automatisation n’est quant à lui pas chiffrable selon le COE. Pour le moment, « sous l’effet des technologies » , il « a plutôt augmenté » concède Marie-Claire Carrère-Gée. Le potentiel d’emplois directs est par ailleurs plus significatif dans le numérique mais plus mesuré à court terme dans la robotique.
Alors demain, tous remplacés par des robots ? « Rien n’est écrit » pour la présidente du COE, même si la rapidité avec laquelle les technologies évoluent continue d’alimenter le débat public et de susciter des inquiétudes sur un futur sans emploi.

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