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Augmentation du nombre d’expatriés d’ici 5 ans

The economist intelligence unitLes entreprises vont de plus en plus faire appel à des expatriés d’ici 5 ans. Notamment pour se développer sur les marchés émergents où la croissance est forte. 39% des entreprises interrogées prévoient en effet d’envoyer plus d’expatriés dans les cinq prochaines années. 39%, c’est trois fois plus que le chiffre relevé ces deux dernières années dans le cadre d’une étude de The Economist Intelligence Unit.

Cap sur les pays émergents
C’est une petite révolution qui va profondément modifier l’organisation du travail et des ressources humaines dans les grandes entreprises internationales. Ces dernières cherchent en effet à trouver plus de souplesse dans leurs implantations à l’étranger. Le nombre de postes d’expatriés va donc certainement augmenter, mais en même temps, les rémunérations risquent de stagner un peu plus. Mais surtout, c’est sur les destinations que l’étude note les principaux changements. « En raison de la stagnation de la demande sur les marchés occidentaux, la course au développement en Chine, en Inde et sur d’autres marchés émergents s’intensifie » relève Regus dans sa synthèse.

Nouvelle tendance de la mondialisation
Les pays émergents, notamment ceux du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), sont la principale cible des entreprises mondialisées. « Les stratégies des entreprises liées à l’expatriation de leurs collaborateurs reflètent les tendances actuelles de la mondialisation – que ce soit dans le choix des marchés sur lesquels s’implantent les sociétés ou les défis quotidiens de la création de nouvelles filiales », indique Paul Lewis, Directeur de Recherches au sein de The Economist Intelligence Unit et rédacteur en chef du rapport.

Une tendance déjà remarquée à propos de la rémunération des expatriés : elle est beaucoup plus élevée dans les pays émergents qu’en Europe. Le dernier baromètre Manpower sur les perspectives d’emploi dans le monde confirme également la montée en puissance des pays de la zone Amérique et Asie-Pacifique. C’est dans ces régions que les perspectives d’emploi sont les plus importantes. Pour la zone EMEA en revanche (Europe, Moyen-Orient et Afrique), la situation de l’emploi et les possibilités d’expatriation sont plus contrastées.

L’expatriation, nouvel eldorado ?
Pour les expatriés, la hausse du nombre de postes est une bonne nouvelle. Et ça tombe bien puisque selon l’étude de The Economist Intelligence Unit, l’expatriation attire de plus en plus. « Quatre cadres sur cinq estiment que leur expatriation sur un marché émergeant important serait un plus pour leur carrière » explique l’étude. Même proportion chez les jeunes diplômés : 80% d’entre eux se disent tentés par l’aventure internationale. L’enquête « Next move for the modern expatriate » note également que les postes d’expatriés, autrefois réservés aux plus hauts niveaux de hiérarchie des entreprises, sont désormais beaucoup plus ouverts.
Côté durée, on oscille entre deux et cinq ans, mais les missions courtes ou très courtes sont en plein boom.
Reste que l’eldorado de l’expatriation peut réserver aussi quelques (mauvaises) surprises : des promesses de promotions fulgurantes qui ne sont pas tenues à l’issue d’une mission ou une ingérence trop importante des entreprises… Les mauvaises expériences d’expatriation existent aussi. Alors prudence !

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