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  • Qualité de vie au travail

Absentéisme au travail : les trentenaires les plus concernés

L'absentéisme des salariés du privé varie en fonction de l'âge, du sexe et de la localisation géographique, selon la dernière étude menée par l'assureur Gras Savoye Willis Tower Watson.

La part des arrêts long a progressé de 8 % en un an. (Getty Images)

Un phénomène toujours en hausse. Depuis 2014, le taux d’absence des salariés du privé a augmenté de 16 %, avec un pic à 3,73 % en 2018, selon la dernière étude annuelle réalisée par l’assureur Gras Savoye Willis Tower Watson, publiée lundi 26 août. Ce rapport se base sur les arrêts de travail observés en 2018 dans 546 entreprises françaises, représentant plus de 256 000 salariés. En sont exclus les congés maternité et paternité, les congés sabbatiques ainsi que les absences injustifiées.

Signe d’un malaise au travail, la durée moyenne des arrêts à augmenté de 8 % en cinq ans et les arrêts les plus longs, entre 6 et 12 mois, sont les plus fréquents. « La durée d’un arrêt est souvent associée à sa gravité, un allongement peut donc être le signe de difficultés plus lourdes pour les salariés, quelles qu’en soient les causes », explique à LCI,Julien Remy, expert QVT et absentéisme.

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Les trentenaires et les femmes les plus touchés

Par classe d’âge, la hausse de l’absentéisme est la plus élevée chez es 30-39 ans : + 18 %, contre une progression de 15 % chez les 40-49 ans. « Cela interpelle bien sûr quant aux causes de ces arrêts, la croissance ne s’expliquant que marginalement par des raisons médicales », commentent les auteurs de l’étude, sans donner davantage d’explication sur l’origine de la hausse.

L’absentéisme reste aussi toujours plus élevée chez les femmes que chez les hommes, « en grande partie du fait des arrêts maladie en période de grossesse (avant le congé maternité) ». Des arrêts maladie qui peuvent être dus à un risque d’accouchement prématuré, de l’hypertension ou encore du diabète.
Par secteur d’activité, le taux d’absentéisme a également bondi auprès des professionnels de la santé (+6 %), suivi par ceux du transport et de la logistique (+5,8 %), des commerces et services (+4,2 %) et dans une moindre mesure parmi ceux de l’industrie et du BTP (+3,9 %).

L’Île-de-France, région la moins absente au travail

Géographiquement aussi, les disparités sont fortes. Ainsi, en Île-de-France, l’absentéisme est inférieur de 20 % à la moyenne nationale, ce qui en fait la région où les salariés sont le moins souvent absents. « Ce très bon taux s’explique en partie par la forte proportion de cadres sur cette région« , analysent les auteurs de l’étude. À l’inverse, le quart Nord-Est de la France est le plus touché, avec un absentéisme 25 à 30 % supérieur à la moyenne nationale.

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