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Au bureau, aussi, il faut boire avec modération…

Sans un verre, la bamba de fin d’année sera triste. Mais gare à ne pas abuser avec les collègues, sinon c’est la gueule de bois assuré. Être saoul au travail peut en effet vous coûter votre place. Certes, en « cas de licenciement, on peut toutefois imaginer que le juge sera plus clément avec un salarié qui se retrouve dans un tel état pour la première fois en 15 ans d’ancienneté plutôt qu’avec un employé déjà mis en garde par sa direction », nous rappelait déjà l’an passé Bruno Louvel, avocat en droit du travail à Rennes. Mais dans tous les cas, les salariés sont tenus de respecter le seuil d’alcoolémie en vigueur : 0,5g d’alcool par litre de sang.

Ainsi, le licenciement d’un salarié a été jugé sans cause réelle et sérieuse car l’employeur autorisait la consommation d’alcool sur le lieu de travail lors de certaines occasions et que le taux d’alcoolémie était inférieur au taux légal. Pour la loi, ce comportement relevait alors plutôt de la faute disciplinaire que de la faute grave.

Peut-on tout dire saoul au travail ?

Si après quelques verres les langues se délient, les salariés n’ont pas pour autant le droit de tout dire. Proférer des propos critiques sur sa hiérarchie dépasse le cadre de la liberté d’expression et, là encore, l’employeur peut considérer qu’il s’agit d’une faute. Simple ou grave, c’est à lui d’en juger. Mais votre réputation risque d’en prendre un coup.

Draguebureau

Draguer oui, mais avec modération

L’alcool aidant, certaines personnes peuvent vouloir se rapprocher du sexe opposé. Mais si les limites sont dépassées, rien n’empêche le ou la collègue qui subit vos assauts de porter plainte auprès de sa hiérarchie, ou encore de saisir le conseil des Prud’hommes et de déposer plainte auprès de la justice. Il ne servira à rien de vous réfugier derrière l’argument « j’ai trop bu », seuls les témoignages des collègues présents pourront éventuellement vous disculper.

Boire oui, mais pas n’importe quoi…

Face aux multiples risques encourus par les salariés, le plus simple serait alors probablement de trinquer au Perrier. Quant aux entreprises, elles pourraient tout simplement interdire l’alcool au bureau. Oui, sauf que la loi interdit justement d’interdire la consommation de tous les alcools. L’article 4228-20 du code du Travail stipule en effet que la bière, le cidre et le poiré sont autorisés dans les sociétés. En 2012, le Conseil d’État a ainsi considéré que la décision de la société Carterpillar France qui essayait d’interdire la consommation totale était contraire à la loi. Boire de la bière, du cidre et du poiré, relève de la liberté individuelle des salariés. Tout comme ils ont le choix de boire avec modération…

Dernier point essentiel qui pourrait engager les entreprises à plus de vigilance : leur responsabilité en cas d’accidents. Si un patron laisse partir des salariés éméchés, il encourt une amende allant jusqu’à 75.000 euros voire une peine de prison.

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