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A cheval, en paddle ou à la nage, ils ont laissé la voiture au garage pour se rendre au bureau

Aujourd’hui, 69 % des Français prennent leur voiture pour aller travailler, un peu plus de 10 % s’y rendent à pied et seulement 6 % en vélo. Mais de rares salariés, des hurluberlus diront certains, des visionnaires pour d’autres, misent sur des moyens de transport bien plus originaux, loin des bouchons et du métro bondé. Olivier Marescaux fait partie de ceux-là. Habitant des Hauts-de-France, cet éducateur de 49 ans réalise plusieurs fois par mois 37km, aller-retour, sur sa fidèle jument, Églantine. Douze heures de balade et de pur plaisir en osmose avec la nature. « En comptant un petit détour pour ménager les articulations de ma jument, sur les chemins de terre », son trajet dure cinq heures à l’aller et sept heures au retour, comme il l’expliquait au site lavenir.net. Il se rend ainsi à Leers où il est employé par un institut médico-pédagogique. Un manège attend Eglantine près de son lieu de travail afin qu’elle puisse se reposer. « Je vis en parfaite harmonie avec la nature pendant cinq heures et ce n’est que du bonheur de pouvoir ainsi m’oxygéner l’esprit. C’est sûr que cela me fait des fameuses journées, plus fatigantes mais je me sens tellement loin du stress relatif au trafic et au fait d’être toujours pressé en voiture ». Outre des économies, Olivier apprécie également les rencontres avec les promeneurs curieux, amusés et surprise de son histoire.

Plus loin de nous, Benjamin David, un Munichois, nage près de deux kilomètres chaque jour. Maso ? Pragmatique plutôt. Le trafic routier le long de l’Isar, le fleuve dans lequel il se baigne, est bouché tous les matins. « En nageant, je vais non seulement plus vite, mais je suis aussi plus relaxé », explique-t-il. Il semble qu’il ait d’ailleurs fait des émules. Il double de plus en plus de Munichois dans l’eau…

Le transport fluvial sera sans doute plus développé à l’avenir qu’il ne l’est aujourd’hui. A Paris, si les Sea Bublle, les taxis sur l’eau tardent à arriver, ils connaîtront très probablement un énorme succès. En attendant, ce sont des citoyens lambda qui montrent l’exemple. Comme Benjamin David, Scott Holt traverse une rivière matin et soir. La sienne n’est autre que l’Hudson, à New-York. Son moyen de transport ? Un paddle ! Et on peut dire que sur sa planche, habillé en costard, il ne passe pas inaperçu. En 2018, il expliquait sa décision par peur d’être en retard à un rendez-vous pro. Habitant du New-Jersey, face à la Grosse pomme, il craignait de ne pas être à l’heure en prenant le ferry. Il est donc monté sur sa planche et en moins d’une demi-heure il arrivait à Manhattan. Au sec, ou presque : si son costard est resté impeccable, ses chaussures, elles, ont souffert.

Dernière preuve que le transport fluviale a de beaux jours devant lui, Stefaan Streulens, un habitant de Gand, en Belgique, rame tous les matins. Cela fait plus de 9 ans qu’il utilise son kayak pour se rendre à son bureau. « Quand j’arrive au travail à huit heures moins le quart, j’ai déjà vu des cormorans, des hérons et des dizaines de canards », explique-t-il au site Niewsblad. Il lui faut tout de même plus d’une heure pour parcourir les 6 kilomètres qui le séparent de son lieu de travail. Mais il l’assure, dorénavant, il s’y rend « littéralement avec le sourire ».

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