Fermer
menu

Quand vos collègues passent du côté obscur

Les années ne coulent pas sur vos collègues comme si de rien n’était. Avec le temps, ils en prennent pour leur grade et se métamorphosent parfois en personnages étranges, à l’exact opposé de ce que vous aviez connu… On va dire que c’est l’expérience. Voici 9 archétypes du côté obscur à reconnaître, des mutants de la pire espèce dont il faut apprendre à se méfier absolument sous peine de sombrer vous aussi dans le camp du mal.

star_wars_coffee_inhand

1. Le célibataire invétéré devenu parent

Toutes les entreprises comptent une proportion incompressible de célibataires invétérés. On les reconnaît facilement, en général ils ont moins de 30 ans et le vendredi matin leurs cheveux et leurs yeux trahissent un réveil difficile. Toujours prêts pour un apéro ou un happy hour, même le mardi… midi. Et puis un jour, la bonne nouvelle de la parentalité. Quelques mois plus tard, il ou elle ne parle que de couches, de nuit trop courtes à cause d’autres bonnes raisons, de poussettes d’occasion, de siège auto plein de miettes et de nounous formidables.

  • Que faire ? Prêtez une oreille attentive au début, mais sachez mettre de la distance quand les discussions deviennent obsessionnelles.

2. Le stagiaire qui se transforme en odieux manager

C’est comme s’il faisait partie des meubles, on l’a connu petit poussin, il a poussé les murs dans son coin, le gentil stagiaire. Après son stage : CDD, puis promotion, intégration jusqu’à la faveur d’un turn-over et un boulevard qui s’ouvre à lui. C’est là, dans ces circonstances particulières, qu’il tombe le masque et révèle ses ambitions démesurées. Après avoir rongé son frein, il a désormais les mains libres et ce n’est pas beau à voir. Le côté obscur prend le dessus, le gentil stagiaire d’hier devient un chef pervers et prêt à tout.

  • Que faire ? Rappelez-lui sa condition de dernier arrivé et désamorcez ses stratégies pour l’empêcher de gravir trop vite les échelons.

3. L’horrible manager métamorphosé en collègue modèle

Le management par la peur, c’était son dada. Il terrorisait, harcelait à tout va, pressait ses équipes comme des citrons avant de les jeter à la moindre occasion. L’archétype du manager toxique… Un jour, personne n’a vu venir sa rétrogradation, une lourde sanction suivie d’une mise au placard. Surtout pas lui. Après une longue phase d’hibernation le manager monstrueux s’est transformé en papillon, rendant service à tous avec le sourire. Un souffle printanier qui l’a rendu fréquentable.

  • Que faire ? Méfiez-vous tout de même de sa nature maléfique profonde et de l’intérêt que ce genre de personnage a en ligne de mire. Gardez-vos distances tout en profitant de ses bons côtés.

4. L’ami du gras devenu sportif de haut niveau

Foie gras, galette des rois, chocolats de Pâques… l’ami du gras ne disait jamais non pour remettre le couvert. Mais attention, le collègue jovial qui ne manquait pas d’amener des crêpes à la chandeleur, du beaujolais nouveau le troisième jeudi de novembre, ou du saucisson après ses vacances en Corse, peut très bien décider de se mettre au sport sans prévenir. Passant d’un extrême à l’autre, il deviendra cet ascète de la performance qu’on rêve d’être, doublé d’un végétarien extrémiste. Vous ne le reconnaîtrez plus, tellement il aura perdu du poids et sèchera systématiquement tous les repas d’entreprises. Bonjour l’ambiance.

  • Que faire ? Le prendre par les sentiments et l’inviter à déguster un vegan burger ou  partager avec lui une séance de running pendant la pause de midi, au risque de le regretter amèrement.

5. Le patron aux taquets qui devient un grand dépressif

Il était toujours là aux aurores pour motiver les troupes, à relancer la machine quand ça grippait dans les engrenages. Un jour, il est arrivé en retard, sans motivation, s‘est enfermé dans son bureau sans dire un mot. Le big boss d’hier est devenu d’un coup moins motivant, tout semblait glisser sur lui, même l’ennui. Dépressif sans doute, un peu usé aussi. La conjoncture et les reportings ont eu raison de son envie.

  • Que faire ? Surtout ne pas le laisser s’enfoncer, essayer de se passer de lui sans le laisser seul, lui rappeler le chemin accompli.

6. L’ex-fumeur qui arrête… d’acheter des cigarettes

En entreprise, l’ex-fumeur se multiplie à la période des bonnes résolutions. C’est décidé, il arrête les cigarettes. Au début il tient bon, mais assez rapidement tous les collègues qui continuent de fumer se rendent compte qu’il a surtout arrêté d’acheter des cigarettes, pour le bien de son portefeuille. Et le pire c’est que fumer vos cigarettes ne l’empêche pas de vous donner des leçons sur les dangers du tabagisme. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

  • Que faire ? Achetez un paquet de contrebande pour alimenter son manque, ou se mettre aux roulées pour éviter qu’il ne vous taxe.

7. L’employé du mois qui finit par claquer la porte

Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours prêt, comme un scout, à répondre présent face aux sollicitations du patron. L’employé-modèle avait la tête de l’emploi, il ne rechignait jamais à faire des heures sup’ non rémunérées et défendait coûte que coûte la stratégie de la boite, même quand elle devenait indéfendable. Son côté chevalier blanc lui a valu des promotions et une mise en avant exemplaire à toutes sortes d’occasion. Et puis un jour, où on s’y attendait le moins, il ou elle est parti(e) e, en claquant la porte et en disant tout haut le mal qu’il pensait du management, de l’organisation, de la société en général et du monde libre en particulier. Laissant tous ses collègues sans voix.

  • Que faire ?  Ce départ est sans doute le premier d’une longue série. Soyez attentifs aux raisons qui l’ont poussé à partir. Souvenez-vous : « ce sont les meilleurs qui partent les premiers ».

8. L’ex-playboy rangé des voitures

C’était la terreur des séminaires, le gourou du dance-floor capable de mettre à ses genoux un service entier juste avec un pas de salsa… oui mais voilà c’était avant qu’il ne rencontre son âme-sœur et devienne aussi chaste et fidèle que Sœur Emmanuelle. Au grand dam de la moitié de l’entreprise qui fantasmait sur ses pecs. Oublié le séducteur invertébré qui se déhanchait au moindre beat, terminés les afterworks endiablés où la température montait jusqu’à plus soif. Le beau gosse est maintenant rangé, il a rejoint le commun des mortels et la routine qui va avec.

  • Que faire ? La place est libre, comme la nature a horreur du vide ce rôle sera vite pourvu. Et si c’était votre tour ?

9. Le chouchou du patron qui devient syndicaliste

Lui ou elle – ne soyons pas sexiste – était dans les petits papiers de la direction. Proche des dirigeants, toujours dans les bonnes promotions, corporate jusqu’au bout des ongles à tel point qu’on a soupçonné ce premier de la classe d’être un cousin éloigné du patron. Mais du jour au lendemain tout s’écroule. On ne saura jamais ce qui s’est passé, mais le gendre idéal se transforme en syndicaliste véhément de l’espère la plus féroce. Revendications, indignations, révoltes, il a désormais la dent la plus dure contre ses ex-bienfaiteurs.

  • Que faire ?  C’est sans doute le signe imminent d’une restructuration ou d’un changement de management. Essayez d’en savoir plus sur ses motivations et le cas échéant, prenez votre carte au syndicat !

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. Gentil
    29 avril 2015 - 18h15

    Pour le 5. j’ai aidé mon boss qui était dans cette situation et par la suite mes collègues qui en avaient rien à foutre, me traitait de lèche-cul… même ceux des autres services, au final j’ai donné ma dem.
    Alors mon conseil serait plutôt, planter le boss, prenez sa place et virer vos collègues pour inaptitude après les avoir fait mettre en arrêt maladie de force…

  2. bloublou
    4 décembre 2015 - 5h26

    ben c bien de vouloir user des mots « cool » pour essayer de donner un style mais faut surtout pas se planter dans ce cas…le bit a la place du beat.. ça fait vraiment tache…

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.