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3 générations face à la crise de l’emploi

La crise financière semble dernière nous mais la crise de l’emploi est malheureusement toujours d’actualité. Avec le gel brutal des recrutements, les conséquences sur l’emploi ont été désastreuses. Les jeunes diplômés et les seniors, qui connaissaient déjà des difficultés pour décrocher un job, ont été touchés de plein fouet. Et entre les deux, les quadras sont aussi en plein doute. 3 générations, trois rapports au travail très différents, avec un point commun : des difficultés pour se faire une place sur le marché du travail.
Generation x y z

Génération sacrifiée
Les jeunes diplômés sont les premières victimes de la crise. En l’espace de quelques mois seulement le rapport de force s’est inversé pour eux. Quand ils ont commencé leurs études, les étudiants des grandes écoles avaient de belles perspectives. On leur promettait un avenir radieux (du moins pour ceux qui étaient dans les bonnes filières comme l’ingénierie, l’informatique ou les écoles supérieures de commerce) mais une fois le diplôme en poche c’est autre chose.
Selon un récent sondage sur l’insertion des jeunes diplômés, 43% des étudiants qui arrivent depuis le mois de juin sur le marché du travail sont à la recherche d’un emploi et/ou inscrits au chômage. Et d’après l’Apec les entreprises ont recruté 25.000 jeunes en 2009, soit 20.000 de moins qu’en 2008. Par peur de se tromper dans leurs recrutements, elles préfèrent choisir des profils plus expérimentés laissant la jeune génération de côté.

Génération désenchantée
On pourrait croire que la focalisation des recruteurs sur les candidats expérimentés profite aux seniors, mais c’est tout le contraire. Malgré des prétentions revues à la baisse et une motivation qui n’attend pas le nombre des années, les 55-64 ans sont dans une situation paradoxale, proche de l’absurde : sommés de travail plus et plus longtemps pour avoir droit à la retraite, ils sont mis à l’écart du marché de l’emploi de plus en plus tôt. Malgré les nombreuses campagnes anti-discrimination (l’âge est la première cause de discrimination à l’embauche en France), les portes restent fermées.

A partir du 1er janvier 2010, les employeurs qui n’emploient pas suffisamment de seniors seront sanctionnées très lourdement (à hauteur de 1% de la masse salariale), mais peu d’entreprises s’y préparent concrètement. Et en pratique, il leur suffit de prévoir un plan d’action et de se fixer des objectifs sans forcément les atteindre pour échapper à la sanction. Il faudra donc un miracle pour passer en un an d’un taux d’emploi des 54-64 ans de 38,3% à l’objectif européen de 50%.

Génération déboussolée
Entre ces deux générations, les quadras ont du mal à se situer. Ils ont adopté l’individualisme professionnel de la génération Y pour gravir les échelons mais ne veulent pas sacrifier leur vie personnelle sur l’autel des responsabilités. Entre ces deux extrémités difficilement conciliables, les quadras jouent différents rôles : compétiteurs, bâtisseurs, libres-arbitres, alternatifs ou cocooners selon la typologie établie par le cabinet Alter-Ego… Un cauchemar pour les managers. Avec un risque majeur : l’impatience des quadras pourrait bien se transformer en démotivation si leurs exigences salariales et leurs désirs légitimes d’évolution ne sont pas récompensés…

Trois générations en mal de travail, trois situations paradoxales qui reflètent la complexité du marché de l’emploi aujourd’hui… C’est bien pourquoi le discours sur la « valeur travail » ne passe plus. De la valeur, ces 3 générations en ont à revendre. Ce qui leur manque, c’est juste un travail pour l’exprimer.

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Commentaires
  1. Françoise
    11 décembre 2009 - 11h21

    Je serais intéressé de savoir quand es-ce que cela à commencé à être perçu cette génération de sacrifié . Il existe une période approximative de ces jeunes diplômés à la dérive ?
    Il y a aussi une crise sur les métiers manuels dont la relève va manquer !
    J’ai fait des recherches d’un tout autre ordre qui me donne une évaluation de 10 ans pour son apogée et si je rajoute des paramètres d’influences , il faut étendre la période . Je dirais que c’est manifeste depuis 30ans , c’est ça ou je me trompe ?

  2. FmR
    11 décembre 2009 - 11h28

    Tout a commencé avec la crise évidemment, c’est un peu récurrent pour certaines filières qui manquent de débouchés (dans la com’ par exemple). Pour la deuxième partie de ta question, j’imagine que tu parles d’astrologie, franchement je ne suis pas sûr que ce soit une approche pertinente. Evitons le mélange des genres.

  3. Françoise
    11 décembre 2009 - 11h53

    Oui je sais ne mélangeons pas les genres , c’est vrai que la crise touche tous les niveaux des classes sociales . Nous sommes aussi dans l’ère des réformes collectives , individuelles …
    On arrive au terme d’une société qui bat de l’aile .
    Pas plus tard qu’hier soir , j’ai un ami chef d’entreprise qui m’exposait ses idées sur les fondements de notre société . Bien évidemment nous étions à l’opposé , mais il ma éclairé ma lanterne et ça donne à réfléchir sur la réalité des faits et ce qui est perçu comme réel .
    Pour revenir à ces 3 générations , cela pose le problème de ce que va être l’avenir si les caisses de retraite ne suivent pas ….
    Bon weekend à toi FmR et à toute l’équipe , merci de m’avoir répondu 🙂

  4. Cindy
    11 décembre 2009 - 13h50

    Bon, et bien moi je fais partie de la génération X (sacrifiée) de 2009… Espérons que 2010 nous offrira de meilleures perspectives…

  5. Franck61
    11 décembre 2009 - 15h27

    Moi ce serait plutôt Y 🙂 !

12 commentaires supplémentaires

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