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20 ans pour atteindre la parité

EtudegefGrandes Ecoles au Féminin (GEF) a décidé d’apporter sa contribution à la concertation sur l’égalité professionnelle en révélant hier les résultats de sa 4ème étude « Les pratiques destinées à favoriser la mixité des équipes dirigeantes ». Ainsi, 80% des hommes interrogés pensent qu’il existe effectivement une différence de traitement entre hommes et femmes pour accéder au top management. Et 55% des 5431 interrogés, hommes et femmes diplômés des grandes écoles se disent favorables à l’adoption de quotas de femmes dans les entreprises. Mais pour la moitié des sondés, il faudra encore 20 ans pour atteindre la parité.

« Changer les règles du jeu »

« Depuis une dizaine d’années, la situation n’a pas évolué » montre l’étude Ipsos faite pour GEF (à consulter en annexe). Pourtant, 86% des diplômés jugent que le développement de la mixité dans le management est un enjeu important dans les entreprises. Etonnant que face à un tel consensus la situation n’ait pas plus évolué ces dernières années. Le problème ne concerne donc pas les mentalités, mais plutôt les actions. Il semblerait que celles préconisées n’ont pas été mises en place, et que les initiatives appliquées n’aient pas eu les effets escomptés. Le gouvernement norvégien a mis en place des quotas visant à assurer une représentation minimale de 40% de femmes dans les entreprises au sein des conseils d’administration des grandes entreprises. Mais à la question seriez-vous favorable à une telle mesure en France, les résultats sont plus mitigés : 44% des hommes y sont favorables contre 68% des femmes.
Pour le moment, GEF propose de « piloter et assurer le suivi des mesures mises en oeuvre » explique Véronique Préaux-Cobti, sa présidente. « Promouvoir activement des femmes » et « changer les règles du jeu » sont les deux autres axes du plan des Grandes Ecoles du Féminin, qui regroupe en tout 9 prestigieuses écoles parmi lesquelles l’ESSEC, HEC, Mines, l’ENA ou encore Polytechnique…

A écouter sur BFM radio, l’interview de la présidente de GEF, Véronique Préaux-Cobti (rubrique les Podcats).

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Commentaires
  1. Paul Laurendeau
    1 octobre 2009 - 12h08

    Les femmes patronnes ne font pas mieux que les hommes patrons

    http://ysengrimus.wordpress.com/200

    pas pire non plus au demeurant. Les femmes patronnes confirment simplement qu’un(e) patron(ne) reste un(e) patron(e)…
    Paul Laurendeau

  2. Priscilla
    1 octobre 2009 - 12h24

    C’est aussi ça l’égalité, les bons comme les mauvais côtés (car on parle ici de mixité et non de supériorité des femmes en quoi que ce soit). Encore faudrait-il que les femmes aient un peu plus l’occasion de devenir des patron(ne)s tyranniques justement.
    Mais effectivement (cf votre billet) il y a paradoxe puisque de nombreuses femmes disent préférer travailler avec (ou pour) des hommes…

  3. Paul Laurendeau
    1 octobre 2009 - 12h40

    Ce qui, je trouve, est vraiment sacrément décevant et triste…

  4. Sylvie Cittadini
    8 octobre 2009 - 23h44

    Les différences salariales sont un peu moins présentes dans le tertiaire, mais les disparités au niveau des évolutions de carrières sont tout de même présentes…

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