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10 chiffres sur le handicap au travail en France

A l’occasion de la 22ème Semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées, on fait le point sur l’emploi des personnes handicapées en quelques chiffres marquants.

2 fois plus de chômage

Le taux de chômage des handicapés en France est toujours le double de celui des valides. Malgré le « quota » de 6 % de travailleurs handicapés imposé aux entreprises depuis 2005, le taux de chômage des personnes en situation de handicap reste à 19 %. Il y a également de plus en plus de personnes en situation de handicap parmi la population active.

La moitié ont plus de 50 ans

49 % des travailleurs en situation de handicap ont 50 ans ou plus, contre 26% pour l’ensemble des publics.

100 000 emplois supplémentaires

Le 12 juillet 2018, un engagement national a été signé notamment par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées. Son objectif ? Accompagner les entreprises pour leur permettre de jouer un rôle majeur dans la réduction du chômage des personnes en situation de handicap. Au total, 100 000 emplois supplémentaires seront créés d’ici 2022, dont 40 000 emplois dans les entreprises adaptées, dont la spécificité est d’employer au moins 80 % de travailleurs handicapés.

À lire également :
Muriel Pénicaud : « 100 000 nouveaux emplois seront accessibles aux personnes en situation de handicap d’ici 2022 »

8 entreprises sur 10 handi-accessibles

Les employeurs sont de plus en plus nombreux à prendre en compte l’emploi des personnes handicapées. En dix ans, entre 2006 et 2016, la part des entreprises privées employant des personnes porteuses d’un handicap est passée de 60 % à 80 %. Et désormais, plus de la moitié (51 %) des entreprises respectent leur obligation d’emploi de 6 %.

A l’inverse, la part des mauvais élèves qui ne font rien pour l’emploi des personnes handicapées, autrement dit qui n’ouvrent ni emploi direct, ni sous-traitance, s’est largement réduite. Elle est passée de 29 % en 2006 à… 8 % en 2016 !

4,2 % … avant les 6 %

Aujourd’hui, le taux d’emploi global (emploi direct et indirect) atteint les 4,2 %, soit 459 100 travailleurs handicapés employés dans 102 100 établissements assujettis à l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH). Un chiffre qui est plus proche des 6 % imposés par la loi de 1987, que de 0 %… mais force est de constater que ce quota mis en place il y a 30 ans n’est toujours pas atteint, ni dans le public où les salariés handicapés représentent 5,2 % des effectifs, en moyenne, et encore moins dans le privé.

8 RH sur 10 prêts à sauter le pas

Heureusement, les choses changent et les regards évoluent. Selon une étude MKTG faisant suite à la campagne de communication « J’ai le bon profil » réalisée en juin dernier, près de 8 décideurs RH sur 10 (78%) se disent prêts à soutenir l’embauche de personnes porteuses d’un handicap dans leur entreprise.

Plus de 500 euros de CPF par an

La loi avenir professionnel, parmi ses nombreux objectifs, souhaite simplifier l’accès à la formation. Une des mesures consiste à convertir les heures cumulées sur le compte personnel de formation (CPF) en euros, dès le 1er janvier 2019. On sait que ce montant sera majoré pour les personnes en situation de handicap, même si la somme exacte ne sera dévoilée que le 14 décembre prochain dans un décret officiel. Ce qui est certain, c’est que la somme annuelle versée sur le CPF des travailleurs en situation de handicap sera supérieure à 500 euros, montant alloué aux travailleurs à temps plein (avec un plafond à 5 000 euros).

À lire également :
Quels droits à la formation pour les travailleurs handicapés ?

9 acteurs incontournables

Concernant l’accompagnement et le conseil aux personnes handicapées, ce ne sont pas les acteurs qui manquent – au risque d’engendrer une certaine illisibilité au moment de demander de l’aide. Voici les 9 acteurs incontournables :

  • L’Agefiph : l’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés, qui a pour mission de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi de personnes handicapées dans les entreprises privées et en milieu ordinaire de travail
  • La CARSAT, CNAMTS, CPAM : caisses d’assurance retraite et de la santé au travail, caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés, et caisse primaire d’assurance maladie.
  • Comète France : les équipes COMÈTE France sont chargées d’assurer une prise en charge précoce de l’avenir professionnel des personnes hospitalisées en services de soins, suite et réadaptation (SSR). Cette démarche permet de maintenir la personne dans une dynamique d’insertion sociale et professionnelle.
  • FIPHFP : fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique auquel les employeurs publics d’au moins 20 agents ne respectant pas le taux d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés, reversent une contribution annuelle.
  • MDPH : les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) assurent l’accueil, l’information, l’orientation et l’accompagnement des personnes handicapées.
  • MSA : deuxième régime de protection sociale en France, protégeant l’ensemble de la profession agricole
  • RSI : sécurité sociale pour les indépendants
  • SAMETH : Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés qui aide les entreprises et les salariés handicapés à assurer le maintien dans l’emploi des personnes concernées.
  • Service de santé au travail : les missions des services de santé au travail sont exclusivement préventives et comprennent explicitement le maintien dans l’emploi des travailleurs.

6 aides capitales

  • AAH : l’Allocation Adulte Handicapé a pour but de fournir aux personnes en situation de handicap, sans ressources ou avec des ressources modestes, un revenu minimum garanti. Depuis le 1er novembre, le montant de l’AAH a été revalorisé à 900 euros.
  • CPR : le complément de ressources, peut venir compléter l’AAH sous certaines conditions : avoir moins de 60 ans, être bénéficiaire de l’AAH, avoir un taux d’incapacité permanente d’au moins 80% et avoir une capacité de travail inférieure à 5% du fait du handicap, soit une incapacité quasi absolue de travailler. Son montant est de 179,31 euros.
  • PCH : la prestation de compensation du handicap est destinée à rembourser les dépenses liées à votre perte d’autonomie. Son attribution dépend de votre degré d’autonomie, de votre âge, de vos ressources et de votre résidence.
  • RQTH : délivrée par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé atteste officiellement du handicap de la personne à qui elle est délivrée et de son aptitude à obtenir ou conserver un emploi malgré ce handicap.
  • AEEH : l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé est une prestation familiale, sans critères de ressources, qui a pour but d’aider les parents qui ont la charge d’un enfant en situation de handicap. Cette prestation peut être complétée par 6 compléments attribués en fonction de la nature et de la gravité du handicap, si celui-ci nécessite des dépenses très coûteuses, ou l’aide très fréquente d’une tierce personne. Le montant de l’AEEH de base s’élève à 131,81 euros et peut atteindre les 1 691,14 euros (AEEH de base + complément AEEH + majoration pour parent isolé).
  • APA : l’allocation Personnalisée d’Autonomie est destinée à couvrir en partie les dépenses favorisant l’autonomie des personnes âgées ayant besoin d’aides pour accomplir des actes essentiels de la vie, ou dont l’état nécessite une surveillance régulière.

Sans oublier les cartes spéciales : carte de stationnement, carte d’invalidité, carte de priorité pour personnes handicapées…

12 pages

12, c’est le nombre de pages à remplir pour l’obtention de la reconnaissance administrative de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Un document (fastidieux) à faire compléter également par son médecin, qui ne le fait pas toujours de suite. La RQTH est pourtant nécessaire pour que l’employeur bénéficie d’aides à l’aménagement du poste. Les lenteurs du processus empêchent même parfois la reprise d’emploi et sont régulièrement pointées du doigts.

À lire également :
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé : pour qui ? Pourquoi ?

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