Théma Franchise / Entrepreneuriat : Découvrez les initiatives de nos partenaires

Quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain ?

Leadership ackleyroadphotosA quoi ressembleront les dirigeants de demain ? C’est le sujet de la dernière étude menée par Grandes Ecoles au Féminin auprès de 4200 diplômés et de dirigeants en poste. Il ou elle sera tout simplement l’inverse des dirigeants actuels : humain(e), visionnaire, à l’écoute de ses collaborateurs, exemplaire… Beaucoup de qualités que réunissent déjà les femmes d’ailleurs.
Pour cette 5ème étude, GEF a interrogé 4200 diplômés de 10 grandes écoles de son réseau : Centrale paris, ENA, ESCP Europe, ESSEC, HEC, INSEAD, Mines Paris Tech, Polytechnique, Ponts Paris Tech et Sciences-Po Paris. Comme constaté dans ses précédentes enquêtes, la modernisation des organisations par la mixité est enclenchée. Mais au-delà de celle-ci, il s’agissait d’en savoir un peu plus sur la vision de l’accès au pouvoir chez les diplômés et les dirigeants actuels, les qualités nécessaires pour l’exercer et leurs propositions concrètes pour faire bouger les choses positivement, vers un management différent, centré sur l’humain et l’innovation.

Un avis mitigé sur les dirigeants actuels

Selon l’étude, les diplômés éprouvent plutôt de la confiance envers leurs dirigeants, mais celle-ci est teintée d’inquiétude. Deux diplômés sur trois font plutôt confiance au dirigeant de leur entreprise, mais ils concèdent tout de même que leurs patrons ne favorisent pas la créativité et l’innovation chez les équipes, de même qu’ils n’anticipent pas assez sur le long terme. Les réponses des diplômés en disent également long sur les conditions d’accès au pouvoir : pour 76%, « l’appartenance à un réseau et les relations » constituent un facteur clef pour devenir patron. Vient ensuite l’envie de pouvoir à 47%, les expériences n’arrivent qu’en 6ème position. Aussi, les modes d’accès au pouvoir ont conduit, selon eux, à un clonage de dirigeants.

Portrait-robot du dirigeant de demain

Finalement, le ou la dirigeant(e) de demain est un peu…l’inverse du dirigeant actuel ! La performance des dirigeants est actuellement jugée sur des qualités telles que l’entretien du réseau relationnel (54%), l’appropriation et le relais des demandes des actionnaires (50%) et savoir être dur pour atteindre ses objectifs (44%). Mais ces compétences ne sont pas celles attendues des dirigeants de demain : savoir piloter à long terme malgré la pression du court terme (61%), savoir motiver ses collaborateurs (51%), être visionnaire (46%) et adopter un comportement exemplaire (42%). Des qualités multiples et nouvelles explique GEF.

Des changements sont possibles

S’il existe un profil idéal de dirigeant, comment l’atteindre ? L’enseignement supérieur a un rôle majeur à jouer selon les sondés, en proposant des formations au travail en équipe, une refonte complète de l’enseignement de la finance une formation à la gestion des conflits. Les diplômés préconisent également, dans les entreprises, l’introduction de « critères moraux et éthiques » dans le choix et la rémunération des dirigeants, un accompagnement à « l’art de manager » et une organisation plus favorable à la parentalité. Une dernière mesure particulièrement revendiquée par les jeunes hommes. Par ailleurs, 84% des diplômés estiment justement que la nomination de davantage de femmes aux postes de top management ferait évoluer positivement le profil des dirigeants. Et si le dirigeant de demain était une femme ?

Etude à découvrir sur le site web de GEF

© Ackley Road Photos – Fotolia.com

Ces articles devraient vous intéresser

Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.