Principe de Pareto : la règle des 80/20 appliquée au travail

La loi ou principe de Pareto ne date pas d’hier. Elaborée par l’économiste et sociologue italien Vilfredo Pareto à la fin du 19ème siècle (en 1896 pour être précis), elle est aussi connue sous le nom de « règle des 80/20 ». Un « principe » de probabilités qui s’applique à un grand nombre de domaines, à commencer par l’efficacité au travail et qui se résume ainsi : 80% des résultats (positifs ou négatifs) sont obtenus par seulement 20% du travail.

Loi-pareto

Une grille d’analyse universelle

L’origine de la loi vient de l’observation par Pareto des inégalités en Angleterre, Russie, France, Suisse, Italie et Prusse. Pareto se rend compte que dans ces pays différents une règle est quasiment immuable : 80% des richesses sont détenues par 20% de la population (aujourd’hui c’est plutôt 1% de la population qui détient 50% des richesses mondiales, signe que les temps changent et que les inégalités s’accroissent).

Cette loi est ensuite appliquée au contrôle qualité dans les années 50-60 par Joseph Juran, un ingénieur d’origine roumaine exilé aux Etats-Unis. Il voit dans le principe de Pareto un « outil d’analyse universel » qui permet de séparer n’importe quoi en deux groupes : l’essentiel et l’accessoire. Par exemple, 80% du chiffre d’affaires d’une entreprise est réalisé grâce à 20% des clients mais surtout, 80% des résultats sont obtenus par 20% de notre travail.

Déléguer les tâches accessoires

En termes d’organisation collective du travail, la loi de Pareto invite donc les managers (qui consacrent en général 20% de leur temps à manager) à faire le tri entre ce qui vaut vraiment le coup et le reste. En effet, à quoi bon s’éparpiller quand on sait que seuls 20% des causes vont créer 80% des résultats (positifs ou négatifs) ? Autant se concentrer sur son coeur de métier, sur ce que les employés savent faire correctement, et déléguer les tâches où l’entreprise n’est pas performante.

Au niveau plus individuel, le principe de Pareto voudrait qu’on commence chaque journée par les travaux qui ont le plus d’impacts positifs pour reléguer les tâches accessoires en fin de journée quand on est moins efficace. Reste à savoir comment dissocier les 20% et éviter de s’éparpiller inutilement.

Se fixer des priorités et savoir dire non

La loi de Pareto, mixée avec les règles de contrôle qualité, a donné aux formateurs en management quelques clés bien utiles : une série de 3 règles simples à suivre pour être plus efficace : hiérarchiser ses priorités en dissociant notamment l’urgent de l’important, apprendre à dire non (y compris à son chef) et savoir déléguer.

Mais pour appliquer encore plus simplement la loi de Pareto dans l’organisation quotidienne du travail, il suffit de se poser une seule question : si vous ne deviez travailler que 2 heures par jour, quelle tâche serait véritablement essentielle ?

Retrouvez d’autres articles sur les lois de l’efficacité et du temps au travail : la loi de Murphy, la loi de Parkinson, la loi de Douglas… A suivre : un nouvel épisode chaque semaine pendant tout l’été !

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