Chômage longue durée #2 : la perte de confiance, passage obligé ?
"Très peu de recruteurs comprennent que l'on puisse mettre autant de temps à retrouver un emploi" explique un demandeur d'emploi. Pourtant chercher un poste demande un investissement important, qui n'apporte ni rémunération ni reconnaissance... Lorsque le temps passe et que les échecs se succèdent, il devient difficile pour les demandeurs d'emploi de rester motivés. Au-delà d'une baisse de confiance en eux, ils doivent également affronter le regard des autres.
A travers 4 billets diffusés cet été sur Mode(s) d'Emploi, plusieurs chercheurs d'emploi nous font part de leur(s) expérience(s), présente(s) ou passée(s) et nous livrent leur ressenti et leurs conseils...
"Chacun réagit à sa manière" explique Sylvaine Pascual, Coach en relations humaines et reconversion professionnelle. "En revanche il y a tout de même des tendances qui s'amplifient à mesure que la durée du chômage s'allonge, comme le découragement ou la dévalorisation."
Effectivement, passée l'étape des recherches dans leur secteur d'activité, le besoin de retravailler se fait pressant. Aussi, beaucoup de demandeurs se rabattent sur d'autres offres d'emploi qui n'ont parfois rien à voir avec ce qu'ils souhaitaient faire.
Quand la perte de confiance s'installe
S'ils permettent de souffler financièrement, les petits boulots ne sont pas forcément faciles à vivre. Sylvain, 33 ans, ancien responsable marketing, a été au chômage pendant 2 ans entre août 2006 et septembre 2008 avant de se reconvertir comme jardinier paysagiste. "J'allais de désillusions en désillusions, tout en vivotant grâce à l'intérim" explique-t-il. "J'ai bossé à la chaîne dans des abattoirs, mis des huîtres en bourriches, fait des inventaires..."
Le parcours vers le découragement est insidieux comme en témoigne Chloé, 29 ans, graphiste de formation aujourd'hui retoucheuse photo, qui a expérimenté le chômage pendant un an et demi. "Au début cela allait, puis assez vite je suis tombée dans une phase de déprime, car je ne trouvais rien. Peu à peu, j'ai perdu confiance en moi car je n'avais aucun retour sur les multiples CV envoyés malgré les relances et les rendez-vous. Il y a aussi le regard des gens : je ne pensais pas que c'était aussi mal vu de ne pas avoir de travail."
C'est un cercle vicieux : "à répondre à tout et n'importe quoi dans l'urgence et le besoin, on devient une machine à perdre" analyse Sylvain avec le recul. "On finit par se dévaloriser, se demander si on faisait bien son travail, se sentir inutile..." ajoute Julie, 30 ans, chargée de recrutement en recherche d'emploi depuis septembre 2011.
Gérer la réaction de l'entourage
Pourtant bienveillants, famille, amis et connaissances ne peuvent pas toujours comprendre la situation. "On sous-estime énormément la solitude du chercheur d'emploi vis-à-vis de son entourage qui ne mesure pas toujours ce que la personne traverse émotionnellement, surtout s'il n'a jamais été lui-même en situation de chômage" explique Sylvaine Pascual.
Médiatisé grâce à son CV qu'il avait affiché en 4x3 dans une rue de Nantes, Bernard Mauriange, 56 ans, est aujourd'hui Directeur Commercial. Un poste qu'il a trouvé après dix mois de chômage de 2009 à 2010. "Comme beaucoup dans ce cas, j'ai eu des moments de solitude, d'espoir et de désespoir" explique-t-il. "Mais le plus dur pour moi fut le regard des autres et le fait de ne plus rien représenter professionnellement." Sylvain, lui, va même jusqu'à évoquer un "sentiment de culpabilité et d'impuissance" vis-à-vis de sa famille...
Face aux questions, on peut même parfois réagir avec agressivité. "Même en temps de crise, très peu comprennent que l'on puisse mettre autant de temps à retrouver un emploi" explique Pierre, 31 ans, Chargé de recrutement & de mission RH, en recherche d'emploi depuis un an. Pour éviter de se renfermer et apprendre à gérer la situation sans perdre son calme à chaque réflexion, il existe des techniques rappelle la coach Sylvaine Pascual : "il faut fixer des limites, exprimer d'emblée ce dont on a envie de parler et ce dont on n'a pas envie de parler".
Quelle place dans la société ?
"Coté personnel s'installe peu à peu le sentiment d'être en marge de la société, de ne pas être "utile"" ajoute Pierre. "C'est d'autant plus frustrant lorsque l'on voit les gens de son entourage avancer" selon lui.
Selon Sylvaine Pascual, au-delà du regard des proches parfois difficile à supporter, il y a également une certaine amertume face à l'image que la société renvoie des chômeurs, du fait de la déconsidération générale dont ils font l'objet et des propos de l'ancien gouvernement tenus à ce sujet. Au lendemain du 1er tour des Présidentielles, l'ancien Président de la République annonçait vouloir faire du 1er mai la fête du "vrai travail", pour "ceux qui travaillent dur, qui sont exposés et qui ne veulent plus que, quand on ne travaille pas, on puisse gagner plus".
Une stigmatisation indirecte des chômeurs déjà apparentés à des assistés dans l'une de ses déclarations en février 2012. Tous ces propos ont marqué plus d'un demandeur d'emploi comme Julie : "C'est comme si nous étions des pestiférés, comme si tous les chômeurs abusaient du système ! Mais le système ne peut rien pour nous et ne fait rien pour nous !".
Lire le premier billet de la série "Chômage longue durée #1 : un job à plein temps"
Publié le mardi 24 juillet 2012 · 11:59 · Par Priscilla
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Effectivement, la répétition de l'échec n'est jamais une bonne chose pour le moral et la confiance...qui sont eux-mêmes des éléments importants dans la recherche d'emploi, puisqu'on préférera embaucher quelqu'un qui est sûr de lui et dynamique plutôt que quelqu'un d'abattu. C'est un cercle vicieux qui s'enclenche quand la recherche d'emploi dure trop longtemps.
Cet article peut peut-être vous aider à prendre du recul par rapport à ça: http://enquetedejob.com/dedramatise...
Retenez bien surtout que ce n'est pas vous en tant que personne qui êtes jugée mais vos compétences par rapport à des besoins précis de l'entreprise!
Chris
Je ne suis pas vraiment un chômeur de longue durée mais à 35ans j'ai toujours été un travailleur précaire comme ouvrier électricien, en intérim. J'ai appris à la longue à me construire ainsi, surtout qu'il m'arrive d'avoir des bons salaires, donc quand je suis au chômage je n'ai pas de problèmes d'argent. Cependant c'est usant car je vis au jour le jour depuis 15ans. Aujourd'hui je voudrais un poste en CDI et à responsabilité ce qui me semble légitime vu mon profil. J'ai passé un BTS pour y prétendre mais j'ai l'impression de demander la lune. On me reproche aujourd'hui un manque d'expérience "un comble", et quand je demande un poste moins qualifié on me reproche de trop m'imposer ou je m'ennuie. Cependant je sais qu' il ne faut jamais perdre espoir et ne pas avoir peur de refuser si ça ne conviens pas, car ça peux être plus destructeur que le chômage. Si j'ai conseil à donner toute mission intérim ou CDD peux être bon à prendre pour se reconstruire et étoffer son réseau. Il faut aussi parfois y mettre un terme volontairement pour prendre du recul et pour se donner un nouveau départ car ce n'est pas une solution viable.
bien d'accord avec vos commentaires.
Sinon, l'article quoique bien illustré par les propos des personnes interrogés ne fait malheureusement qu'un constat dans un contexte ou plus de 10% des actifs sont inscrit à "paul emploi".
Tout cela est très paradoxal, car quand vous allez à un entretien pour un poste où vous êtes motivé, cela devient très difficile à justifier.
Sur le poste d'intérim, on vous demande presque de justifier que cela va aussi vous plaire !
L'autre problème de l'intérim, c'est qu'il faut batailler pour qu'ils ne se basent pas sur la première ligne de votre CV (mission d'intérim) pour comprendre vos compétences et votre expérience.
J'ai aussi constaté que j'avais la même stratégie que d'autres intérimaires : ne pas travailler dans son domaine, à mon sens pour ne pas avoir à justifier pour l'avenir (incertain) où on pourra (enfin) exercer son talent dans le métier où on se sent le plus qualifié (pour combien de temps).
En ce moment, dans ma branche où j'ai le plus d'expérience et de compétences (j'y crois encore un tout petit peu), je suis soit "surdimensionné" (je serai trop compétent ?). Pour les postes adéquat, ils ne recrutent pas (moi en particulier) à ce niveau de poste(surtout quand je vois dans les mois qui suivent une annonce précisément sur ces postes...).
Bon courage à tous
Bonjour à tous, cela fait plaisir de savoir que je ne suis pas seul....
Avec toutes ces agences d'intérims et ces associations qui se comportent aussi comme des recruteurs avec moi.
Bonjour
Merci pour ce lien concernant le chômage de longue durée
Chômeuse depuis 1 an , j'ai profité de cette période pour faire une validation de compétences et cherché du travail en même temps.
Un chômeur imagine toutes les solutions pour se recycler,(j'en suis à mon 3eme métier), envisage de créer son entreprise et parfois tombe malade.
Bonjour,
Travailleur handicapée,depuis septembre 2010,où j'ai eu mon master en contrôle de gestion et audit, je n'ai pas pratiqué à cause des soucis de santé ou de manque d'expérience. Actuellement, je suis prête à faire n'importe quoi pour avoir de l'expérience, aux entretiens, je suis obligée de justifier cette période d'inactivité, les employeurs ont peur, les intérims aussi,moi même je doute de moi bien que je postule aux postes de BAC +2. Alors ma conseillère de me lancer dans les stages proposés par pôle emploi avec l'EMT, le POE ou l'AFPR. Ceci me permettra de me former en entreprise, de montrer mes compétences, ou de voir ce que je suis capable de faire présentement.
meci et courage à tous.
Bonjour,
J'ai 48 ans et une très bonne expérience professionnelle dans le FM
Licenciement économique depuis Octobre 2010
Je suis à la recherche d'un emploi de responsable de site en maintenance bâtiment
Je réponds tous les jours à des annonces,envoi des CVs et des lettres de motivations. Parfois j'ai des entretiens. Mais voilà aucune réponses,les recruteurs ne donne même de réponses (négative ou positive) Je suis dégoûté de la mentalité des recruteurs qui se croient tout permis vu le nombre de chômeurs (mais eux bossent)je ne leurs souhaitent pas d'être un jour demandeur d'emploi car ils verraient comme se n'est pas évident de retrouver un job
Bonjour
Pour moi c'est le déclin depuis 23 ans,j'ai suivi mon conjoint pour sa profession et depuis rien de stable alors que j'avais 1 situation convenable.Je vais de petits boulots en petits boulot,56 ans encore chômeuse pour la 4 eme fois.
j'ai du faire des heures et des heures de ménages et garde d'enfants chez les particuliers,pour survivre,et l'entourage proche,pense que je n'ai rien foutu,..ce métier est tellement peu reconnu,par la société;il faut travailler 42 à 48 h par semaines pour avoir 1 smic, on n'a pas de travail pendant les congés scolaires..De ce fait ,on s'enlise dans ce boulot ,au fil du temps,plus personne ne croit en notre savoir faire,donc on reste dans les services à la personne, en faisant croire ,au futur employeur,qu'on adore ce métier.
Licenciement économique en 2003 après 15 ans dans le commerce qui était pourtant sans lien avec ma formation de base (mais à 21 ans, même quand on rêve d'audiovisuel, on prend ce qu'on trouve, et après...).
Après 1 an de chômage, bilan de compétence et reconversion dans l'animation socio-éducative, 1 an de formation et brochettes de "mini-contrats"/arrêtés municipaux établis pour chaque période en fonction des vacances scolaires et payés au "lance-pierre" malgré des horaires de fou, je me rend à l'évidence que je ne peux pas retrouver une vie normale dans ces conditions-là puisque sans aucun espoir de retrouver un CDI standart.
A nouveau 1 an de chômage total entre 2007 et 2008 puis, sous pression de l'ANPE, 2 ans de "Contrat-Avenir" comme secrétaire dans une école primaire auprès du directeur.
Une bonne expérience, mais qui ne mène absolument à rien ! Ces postes qui devaient perdurés et étaient sensés devenir définitifs sont supprimés durant l'été 2010. De plus, je découvre vite que ce type de contrat n'a guère bonne réputation quant à l'expérience qu'elle apporte, ce qui est au final en totale contradiction avec la raison officielle qui les a créés !
Je me retrouve donc à nouveau sans rien.
Depuis, je suis toujours au chômage total et malgré des expériences multiples m'ayant permis d'acquérir une polyvalence certaine, je dois sans cesse trouver à justifier durant les rares entretiens que je parviens à décrocher (Je ne félicite pas les employeurs qui ne répondent jamais aux personnes qui ont répondu à leurs annonces, et là je reste poli...), soit de mon intérêt "absolu" pour le poste parce qu'il est sans rapport avec les expériences précédentes, soit de mon manque de formation initiale par rapport aux mêmes expériences...
Je n'entre pas dans les cases classiques et j'ai l'impression que trop d'employeurs cherchent des moutons à 5 pattes, surtout quand on ne répond pas à vos envois de CV alors qu'une annonce n'est toujours pas pourvu puisqu'elle réapparait tous les mois !
Et pendant ce temps-là, politiques, entourages et "professionnels de l'emploi" vous regardent comme un profiteur du système.
Je n'ai plus de vie normale depuis bientôt 10 ans. Je n'ai plus de "chez moi" et, à 44 ans, suis hébergé par mes parents et n'ai quasiment plus de vie sociale. Comment peuvent-ils croire qu'on puisse aimer une telle vie ? Surtout quand on vient me dire de chercher et tenter de faire "autre chose" alors que de toute ma vie professionnelle, je n'ai jamais pu faire ce que je voulais et rêvais de faire, mais ai toujours dû bosser avec ce que je trouvais pour avoir un toit et me nourrir ! Marre d'avaler des couleuvres et de "faire avec" !
Thierry09, vous dites ",les recruteurs ne donne même de réponses (négative ou positive)" :c'est tout à fait vrai! Pour moi qui n'ai pas de formation et plutôt un parcours atypique, mais qui ai toujours réussi à travailler, je constate depuis le début de l'année (où j'ai repris mes recherches d'emploi) que les recruteurs ne font même plus l'effort de répondre négativement aux candidats. Ca me met très en colère! Quand on voit la somme de "règles" que les chômeurs doivent suivre pour postuler (l'art de la lettre de motivation devenue aujourd'hui e-mail de motivation - il y aurait tant à dire à ce sujet! -, le cv qui doit avoir une photo, pas de photo, un titre, en dire sans trop en dire mais en étant suffisamment explicite, l'art de l'entretien, etc.) afin de convaincre les recruteurs alors que ceux-ci ne prennent même pas la peine de répondre par un simple e-mail! Pourtant, on sait bien nous rappeler, à nous, chômeurs, qu'il faut être "connecté", en phase avec les nouveaux moyens de communication, mais les recruteurs, eux, doivent sans aucun doute être déconnectés du respect et de la politesse. Si "Popole Emploi" m'entend, au lieu de refaire la page d'accueil de son site, il ferait mieux d'obliger tout recruteur qui diffuse une annonce sur son site à répondre à tous les candidats, ce serait déjà pas mal. Quant au gouvernement, qu'il demande directement aux chômeurs ce qu'il faudrait faire pour améliorer les services de Pôle Emploi, je suis sûr qu'ils ont des tas d'idées, au lieu de faire de la théorie théoricienne!!! MARRRREEEEEEE!!!!!!!!!!
Demandeur d'emploi de très longue durée (depuis ma dernière mission en 2008, j'ai travaillé 10 semaines) donc vivant avec un revenu de remplacement inférieur au seuil de pauvreté (loyer représentant 58 % de mon revenu); ce qui veut dire privation de tout. Le moral en prend un coup, la déprime s'installe et les problèmes de santé se cumulent et ne trouvent aucune solution.
Cette semaine je viens de trouver une mission d'interim pour 2 semaines qui pourra être renouvelée. Quel changement de rythme. Comme j'étais devenue insomniaque depuis 1.5 mois, je me levais tard pour récupérer. Cette semaine réveil à 6 h 00. C'est raide. Mais miracle, mon sommeil se remet en place.
Les réflexions, j'en entend de toute part et même dans mon entourage familial : ces fainéants de chômeur. Par contre pas de réflexion de la part des recruteurs.
En résumé, on peut être DETLD et retrouver du travail.
Bon courage à toutes/tous.
Bonjour,
licenciée depuis 2ans et demi et au chômage depuis plus d'un an, je vous conseille à tous de vous appuyer sur une association de chercheurs d'emploi. Il en existe dans de nombreuses villes.En m'impliquant bénévolement dans cette association, j'y ai trouvé précisément ce qui nous manque tant lorsqu'on est au chômage:RECONNAISSANCE, LIEN SOCIAL,PARTAGE avec des personnes qui comprennent notre situation.
Ce bénévolat m'a mème permis de développer des compétences parfaitement transposables en entreprise et je ne me prive pas de le mentionner sur mon CV!
J'y ai également trouvé un accompagnement individuel plus performant que celui de pôle emploi.
Bien sur, comme vous j'ai eu des moments de découragement mais jamais très longs.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé du travail , par le réseau que j'ai développé dans cette association.
Alors,n'hésitez pas foncez!
j'ai une parodie (et je m'ecuse aupres des auteurs de la version originale), FAIRE DES PROJETS. Sur toutes les sites, les newsletters, le mots d'ordre c'est de se demarquer, d'etre original...
je vous donnerai le resultat, si les reponses fusent.
J'aurais pu être un employé,
Un salarié qui s’investi,
Et se foutre de chômer,
Pour progresser par envie,
Mais voila ici il n’y a pas d’boulot,
Comme un silence ordinaire,
Qui ne cesse de peser,
Sur le boulot comme un enfer,
Moi ce que je voulais c'est bosser,
Mais pour gagner ma vie,
Et je vous regarde examiner,
Le travail qu’on a plus ici,
Moi ce que je voudrais c'est tafer,
Pour faire tomber un salaire,
Et je vous regarde examiner,
L’emploi ne fait pas taire,
Je ne veux pas l'aumône,
Je ne veux pas déranger,
Mais juste un boulot,
Faire des projets,
Faire des projets,
Je ne veux pas l'aumône, je ne veux pas déranger,
Mais juste un boulot pour faire des projets,
J'aurais pu être un employé,
(Au destin magnifique),
Comme un autre qui grandit,
(Loin des dunes de panique),
Sans avoir à scruter,
(Sans avoir à subir),
Un emploi qui vous oubli,
(Un emploi pour un avenir),
J’ demande pas qu’un p’tit boulot,
Encore moins une affaire,
Je me sens mal,
Jeter, des candidatures en l’air,
Moi ce que je voulais c'est bosser,
Mais pour gagner ma vie,
Et je vous regarde examiner,
Le travail qu’on a plus ici,
Moi ce que je voudrais c'est tafer,
Pour faire tomber un salaire,
Et je vous regarde examiner,
L’emploi ne fait pas taire,
Je ne veux pas l'aumône,
Je ne veux pas déranger,
Mais juste un boulot,
Faire des projets,
Faire des projets,
Je ne veux pas l'aumône, je ne veux pas déranger,
Mais juste un boulot pour Faire des projets,
Je ne veux pas déranger,
Mais juste un boulot,
Faire des projets,
Faire des projets.
Bonjou
j ai 49 ans, cadre bancaire,bac + 4, et et après de nombreuses années investis dans les domaines professionnels, associatifs et aussi politiques , je me réoriente dans l activité de l'immobilier. pas facile mais quand on a un réseau et que l'on veut s' en sortir, il y a des moyens. je connais pas ce site internet; mais si ça peut aider certains, c est bien.
Bonjou
j ai 49 ans, cadre bancaire,bac + 4, et et après de nombreuses années investis dans les domaines professionnels, associatifs et aussi politiques , je me réoriente dans l activité de l'immobilier. pas facile mais quand on a un réseau et que l'on veut s' en sortir, il y a des moyens. je connais pas ce site internet; mais si ça peut aider certains, c est bien.
Merci à tous pour vos témoignages. A venir : le 3e billet de notre série sur le chômage longue durée qui sera consacré aux difficultés financières notamment...
Merci à tous. Vos témoignages me sortent de ma solitude de chômeur de longue durée et d'autoentrepreneur récent. A 51 ans et 20 ans d'expérience professionnelle, trilingue, j'ai fini par créer ma boîte après avoir remonté le moral à des employés de Pôle Emploi qui étaient surchargés de travail et qui me parlaient de leurs problèmes !! La perte de confiance en soi, et le regard de personnes n'ayant jamais connu le chômage, notamment des proches, est dur à surmonter.
Le plus dur à entendre lors des entretiens ?
* Passé 45 ans, vous n'êtes plus productif/ve (que ces messieurs tiennent une maison et assument un travail : c'est un boulot de chef d'entreprise!)
* Vous êtes trop/pas assez diplômé dans ce domaine !
* Une récente discussion entre Canadiens et Américains sur le site bilingue de LInkedin accusait l'Europe de ne prendre en compte que le quotient intellectuel des postulants, et non leur quotient émotionnel, qui leur permettait de s'adaper à de nombreux emplois, donc des capacités humaines à prendre en compte... ce que le système européen dénonce depuis longtemps comme une instabilité professionnelle chez le candidat.
Je recommande aussi les sociétés parrallèles de recherche d'emploi, de soutien aux chômeurs qui permettent de prendre du recul par rapport aux reflexions souvent blessantes, voire méprisantes.
Bon courage à tous.
Chômage longue durée? je connais et cela ne s'exprime pas en mois. Mon diplôme en poche, à moi la vie active ? la galère oui! Ayant toujours travaillé pendant mes études, le passage à la recherche était un peu bizarre mais le moral était là.
Les mois passent..refus, entretiens, refus et aussi beaucoup d'offres "vides" au recrutement parfois fictif. Pôle emploi et son parcours personnalisé ne m'a mené nul part car il n'est pas adapté, les entretiens avec mon responsable P.E. sont trop rares et de toute façon, cette personne est assez démunie.
Alors que faire? Une asso d'aide à la recherche d'emploi. Oui, oui, on veut bien m'aider mais mon profil ne cadre pas avec les autres: pas commercial, pas RH, pas acheteur, pas dans le marketing non plus. Aujourd'hui on me parle de manque de résultats et sur une collaboration de 9 mois sur 18 convenus, on me fait sentir qu'il faut aller voir ailleurs.
Je ne suis pas bête, j'ai un master 2 mais jeune (un peu moins auj ) et trop inexpérimentée pour l'employeur.
Voilà donc peu importe les compétences, je vais devoir retrouver le chemin de l'entrepôt et faire de la préparation de commandes parce que là ça embauche direct.
Un avenir radieux pour les diplômés...
Le chômage!!!!
Ce qui fait le plus mal se sont les remarques que les membres de ma famille font à ma mère : "Alors comme ça ta fille à décidé de ne pas travailler.............." Comme si je faisait EXPRÈS de ne pas travailler! Ceux qui n'ont jamais connu ça passent leur temps à nous juger! et je peux dire que pour l'estime de soi ce n'est pas le top !
J'ai un Master 2 dans un domaine que j'adore! j'ai déja bossé après mon diplôme! mais la depuis 1 an et demi c'est la merde!
Je suis contente d'avoir des amis et mes parents qui me soutiennent! Mais je me sens si seul..............
Bonjour,
Je fais partie des 1200 accompagnateurs du réseau bénévole "Solidarités nouvelles face au chômage" dont l'offre principale est d'accompagner (en binôme) les personnes en recherche d'emploi et de les soutenir au quotidien (aide technique sur les démarches mais aussi et surtout soutien moral). Si vous en ressentez le besoin (c'est important de ne pas rester seul(e) lorsque la recherche s'éternise...), n'hésitez pas à demander un rdv. Le site : www.snc.asso.fr
Gilles Payet
PS : je suis également animateur du blog www.questionsdemploi.fr et réponds bénévolement depuis 4 ans aux questions d'emploi des personnes en recherche d'emploi. Peut-être trouverez-vous un intérêt à consulter ce site.
Hello,
Je souhaite partager avec toi une de mes aventures du chômage. Il y a un an, je me suis lancé le défi suivant : retrouver 1 job en 2 mois. Et tu sais quoi ? J'y suis arrivé !
Alors je te laisse libre de visiter mon blog et de me dire ce que tu en penses : http://2mois1job.com
Cela me ferait énormément de plaisir. A très bientôt !
Mat Fawkes
Bonjour à tous!!! j'étais à la recheche d'un site pour vous partager mon expèrience de chômeuse. Alors j'ai 22 ans j'ai obtenu un bac générale en 2009, ensuite je me suis orienté dans le commerce (chose que je n'aurai jamais dû faire)!!! ,j'ai donc obtenu un BTS Management des Unités Commerciales en Juillet 2012, les stages que j'ai effectué en entreprise m'ont beaucoup intérressé j'ai obtenu quelques contrats en hypermarché en tant que conseillère de vente puis en tant qu'hôtesse de caisse en contrat étudiant, mais avec la crise que tout le monde traverse, je pense, je n'ai pas pu être embauché à la fin de mes 18 mois dans cette entreprise, je me retrouve à 22 ans au chomage ce qui me rend malade car cela fait 2 mois que je suis à la recherche d'un emploi en vain j'ai tout fait (réponse aux offres par mails, candidatures spontanées aux enseignes de ma région(nord), cabinets de recrutement, et j'en passe, je me sent démoralisée d'autant plus que je ne bénéficie d'aucun piston), je ne veux pas reprendre les études pour faire une licence car je considère que cela me sert strictement à rien pour mon projet professionnel, je me sent aussi très mal je suis passée d'un emploi du temps de ministre à celui d'une jeune femme sans but sans ambition, j'ai le moral à plat mes proches ne me comprennent pas, ils disent que je cherche mal ou bien que je doit passer des concours, pff je pense que j'avais une autre vision de la vie, "travail bien à l'école, tu aura un beau métier, tu parle toi, tu fera ce que tu aime", en faite je croit plus en rien je suis jeune et je doit me contenter pour X temps de ce foutu chômage, ok sa m'aide juste pour payer mon essence (je vis encore chez mes parents, je ne travail pas, je ne peut donc malheureusement pas prendre mon indépendance), voilà j'ai obtenu il y a 2 semaines un entretien chez leclerc j'avoue cela m'a redonné espoir mais je doit attendre qu'une place se libère et oui!!! Voilà le périple, pour conclure tout cela, je pense qu'il y à un vrai problème dans notre société on donne de moins en moins la chance aux jeunes diplômés car ils engendrent forcément une rémunération plus convenable qu'un Smicar mais pour la plupart, je pense en tout cas pour ma part je demande juste une chance de faire mes preuves dans le domaine où j'ai étudié et qui me plait beaucoup plutôt que d'être chez moi à chercher dans le vide ou à me prendre des rateaux sans arrêt.
Merci de m'avoir lu ^^
réponse à louise
Bonjour louise et à tous.
Bravo pour tes études, tu as choisi le monde de la grande distribution!!! Sache que des maintenant tu as une étiquette dans ton dos et pour te la retirer cela va être très dur. Car au niveau des agence de recrutement et du pôle emploi tu fais parti du monde de la grande distribution.Et même si tu décide de t'orienter vers un autre secteur,ils vont toujours te diriger vers ces enseignes.Mais ne t'inquiète pas tu n'as que 22 ans tu as encore pas beaucoup de chance de repartir en formation et/ou étude comme tu sort d'un BTS pour toi l'enseignement te sera moins dur à reprendre.
Prend mon exemple j'ai 40 ans,j'ai fait 10 ans d'expérience dans la grande distribution, aujourd'hui je me retrouve demandeur d'emploi et pour mon cas soit je suis trop vieux ou trop d'années d'expérience donc je leurs coûte trop cher.alors à mon niveau et comme le tient je prend aussi pas mal de râteaux.Sinon vu ton niveau d'étude le groupe SIMPLY MARKET recherche des manager pgc/non alimentaire et secteur frais (produit en grande distribution). Je te donne l'adresse: SImply MARKET route de poulainville zone industrielle nord cedex 2 80046 Amiens
ou le société belge ACTION recherche des responsables de magasin ou des adjoints.Comme tu es de la région nord.Alors ne te laisse pas aller il y a toujours des gens qui te tendent la main
à plus et bon courage pour tes recherches louise.
cordialement arnaud
Bonjour a tous moi cela ne fait que quatre mois que je cherche ns sommes tous les deux au chomage avec mon mari dc c pas marrant tous ls jours c sur.Je suis daccord avec la majorité dentre vous sur ce quon ressent on perd confiance le fameux trou dans le CV les entretiens négatifs qui se succédent.De plus le fait detre une femme c malheureux a dire mais c bien plus handicapant de toutes facons les recruteurs se croient tous permis.Pour ma part a chaque entretien jai la question des enfants et ca en devient gavant les femmes de 30 ans et toutes celles en age d'avoir des enfants comprendront de quoi je parle.apres ils discriminent sur lage quon soit homme ou femme quand tu sors de l'école on veut pas te donner ta chance parce que ta pas dexpérience a 30 ans si tu es une femme et mariée ou pas oh elle va nous coller un congé maternité ou si tu as des enfants elle va etre absente, a 40 ans on leur coute trop cher homme ou femme a 50 tu est foutu parce que t trop vieux enfin bref ils e permettent de tout sous pretexte que cest la crise.Il y a un vrai pbleme de mentalité en France .
Je me sens également moins seul. Rien, absolument rien dans ma vie ne présageait que j'allais vivre un enfer quotidien. Certes, profondément croyant, je sais que c'est Dieu qui me teste, mais cela demeure très dur de vivre sans travail pendant plus de 2 ans maintenant. Auparavant hyper actif et très motivé, le chômage m'a fait perdre mes moyens et carrément une partie du sens de ma vie. Bac+6 en communication et comptabilité, j'ai décidé de tirer définitivement un trait sur le monde de l'entreprise qui me dégoûte, des questions des RH jusqu'à une culture qu'il faut impérativement embrasser. Par là, je veux dire qu'on oublie souvent que rentrer dans une boîte, c'est carrément adhérer à un dogme aussi fort que la religion.
Ma relation avec mes proches m'effraie. Je les déçois, les décourage. Je ne leur avoue pas encore que je suis dans un état de dépression avancée mais j'en suis presque à ouvrir les portes d'une aide psycho. Le chômage détruit vos repères spatio-temporels, il n'y a plus de redondance temporelle qui nous tient sur les rails comme ce fut la cas dans notre scolarité. Et c'est cette relative "liberté" qui m'use à terme. Je ne ressens plus l'envie d'avancer, plus l'envie d'être utile, la société ne fait rien pour moi. Des centaines de candidatures envoyées pour au final me dire que je suis trop cher... Ici j'ai un projet dans la télécommunication et j'espère que cela va enfin se concrétiser pour casser cette oisiveté qui me tue. Le chômage est un fléau plus grave que les maladies ou maux sociaux. Il peut facilement faire basculer une personne dans l'illégalité et la faire sombrer.
@ Nass : merci de votre témoignage, je pense effectivement qu'il faudrait vous faire accompagner pour rompre cet isolement. Ce n'est pas facile de rester motivé et de sortir de la spirale du chômage, j'espère que vous trouverez les ressources pour continuer, d'autant que vous semblez avoir un bon cv. Cordialement.