• IslandreefJob (janvier 2009) : 10.000 euros par mois pendant 3 mois pour garder une île paradisiaque. C'est The best job in the world, premier du genre, remporté par Ben Southall. Un citoyen britannique qui a failli y laisser sa vie suite à une piqûre de méduse.


  • A really goode job (mai 2009) : épisode 2 lancé quasiment dans la foulée, un job de rêve (payé 10.000 dollars par mois) qui consistait à déguster du vin et bloguer pour le compte d'une société viticole californienne.


  • Job2star (septembre 2009) : 100.000 euros de salaire pour jouer au poker et faire partie de la team pro d'un site de jeu en ligne. 200.000 euros en plus pour les frais d'inscriptions aux tournois, c'est la surenchère bling-bling qui commence.


  • The (second) best job in the world (novembre 2009) : le 4ème en fait, 10.000 euros pour faire du shopping dans sept capitales de la mode et bloguer pour un comparateur d'achat (let's buy it).


  • Le stage le mieux payé de France (novembre 2009) : 10.000 euros par mois pendant 3 mois pour faire rêver les internautes. Une opération lancée par rêve privé qui n'a semble-t-il pas rencontré le succès escompté. Il faut dire qu'il fallait payer pour s'inscrire, la ficelle était un peu grosse !


  • Le job de vos rêves (Janvier 2010) : un boulot de touriste professionnel dont la mission sera de "sillonner le monde pendant un an, tous frais payés". Un salaire "selon l'expérience" mais avec des stocks-options... Avec derrière un site de comparateur de voyages (Mon nuage) et Doyoubuzz.


  • Creamers, le job de l'été (avril 2010) : 5000 euros pour tartiner les vacanciers des Sables d'Olonne de crème solaire pendant six semaines. Un coup de pub de l'office du tourisme et d'un groupe cosmétique. La sélection se termine le 26 mai.


  • La meilleure job d'été au monde (avril 2010) : reporter blogueur encore mais cette fois pour faire connaître la région de Sorel-Tracy au Québec. 40.000 dollars canadiens (l'équivalent de 29.000 euros) pour réaliser des reportages cet été. Réservé aux Québécois.


  • Golden Mission (mai 2010). Une mission de six mois pour les étudiants en dernière année avec comme objectif de découvrir les métiers de GDF-Suez dans différents sites du monde entier. Sans doute l'épisode le plus sérieux et crédible en termes de boulot.


  • Reportour (mai 2010). Un CDD de 80 jours en tant qu'envoyé spécial pour France Soir. La mission ? Parcourir le monde en 1ère classe pour des escales chics et chocs (et accessoirement faire des reportages). Un boulot de Jules Verne VIP.


  • Le job le plus cool de l'été (mai 2010). Reporter pendant un mois pour couvrir les grands festivals musicaux de l'été, avec un salaire plutôt raisonnable pour une fois (1500 euros nets plus les frais). Est-ce que les organisateurs (Universal et Société Générale) sont devenus radins ? Ou alors c'est l'effet crise...


  • Le meilleur job de l'année (juin 2010). 1 an de voyage et de loisirs, un job de testeur officiel pour lastminute.com. Très sympa sur le papier sauf que quand on regarde les lignes écrites en tout petit c'est souvent transport non inclus !


  • Gardien de pandas dans un zoo chinois. (juillet 2010). Comme le disait le titre de notre billet, "un job au poil" !


  • Un ano sabatico. (Juillet 2010) Un boulot de touriste en Espagne payé 2000 euros par mois. Une année sympathique plus que sabbatique puisqu'il faudra quand même bloguer et boire du vin dans une belle région.


  • Rethink quality Finnair. (Septembre 2010). La compagnie aérienne Finnair cherche des "quality hunter" pour améliorer ses services. Les quatre blogueurs sélectionnés ont commencé leur travail en plein vol.



Coups de pubs
Onze jobs ou stages de rêve qui ont des points communs : des salaires exorbitants, des contrats précaires et un mode de sélection qui relève plus du casting que du processus d'embauche classique. Des opérations qui sont aussi et avant tout des coups de pubs destinés à faire connaître une région, un site internet ou des produits. Avec un ressort de viralité qui permet aux organisateurs de prendre très peu de risques en s'appuyant sur une campagne de promotion diffusée par les candidats eux-mêmes. Viralité, propagation, encore une fois, on peut parler d'épidémie. Au risque de lasser, comme pour la grippe A.

Nouvelles compétences
Autre point commun, le job de rêve à la mode apparemment c'est reporter (attention on ne parle pas de journalisme) avec un volet blogueur très prononcé. C'est peut-être le côté positif de ce genre d'opérations : pour avoir un job de rêve il faut faire preuve de compétences d'un nouveau genre. Savoir bloguer, faire de la vidéo, de la photo et pouvoir mobiliser un réseau autour de son projet... Tout ce qui ne s'apprend pas à l'école.
Dernier point commun : pour un job de rêve il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Un peu comme dans la télé-réalité, on élimine progressivement tous les candidats pour qu'il n'en reste qu'un ou une. Et malheur aux vaincus qui retombent, à quelques exceptions près, dans l'anonymat après leur 1/4 d'heure de célébrité. Et après ? Après rien. On parle beaucoup de ces opérations pendant le "processus" de recrutement, mais une fois que la personne est en poste, tout le monde s'en fout. On veut du rêve, que du rêve pour nous et pas pour les autres.

Worst job in the World
Reste des questions en suspend : Un emploi précaire, est-ce vraiment un job de rêve ? Gagner plein d'argent, voyager à l'oeil en VIP, prendre des photos, des vidéos pour montrer au monde entier comment on s'éclate, c'est pas un peu superficiel comme job ?
Finalement, après cette débauche de meilleurs jobs du monde, la meilleure idée pour en sortir et clore l'aventure c'est celle de l'agence suisse numéro 10 qui a lancé The Worst job in the world (le pire job du monde vu chez le Publigeekaire). Un contrepied parfait qui a le mérite de rappeler qu'il n'y pas que des jobs de rêve dans la vie.