Les bons élèves

Vert, orange, rouge... Autant de couleurs pour indiquer "le degré d'avancement des entreprises dans la mise en oeuvre d'une politique de prévention du stress professionnel". EntreprisesVertesJPG.jpgSur son site www.travailler-mieux.gouv.fr, le Ministère du travail a donc classé 1500 entreprises selon cette méthode : en vert, les entreprises "qui ont déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode ainsi que celles qui ont engagé un plan d'action concerté" ; en orange, les sociétés "ayant un plan d'action ou un projet d'accord en cours mais non finalisé" et en rouge, comme leur couleur l'indique, les entreprises n'ayant pas répondu au questionnaire envoyé par le gouvernement ou qui n'ont mis en place aucune action... Au final, 33% des entreprises sondées se retrouvent dans la liste verte, parmi lesquelles on retrouve des groupes comme Areva, PSA, Auchan, Casino, GDF Suez, Hewlett Packard, La Redoute, Thalès, Eurodisney, Yoplait, et bien d'autres encore...

Les entreprises à la traîne

Après avoir été contacté par des entreprises dans le rouge (ou l'orange), le Ministère du travail a finalement retiré vendredi matin la liste des mauvais élèves et s'emploie désormais "à préparer une nouvelle photographie de la situation des entreprises. Le temps de mettre à jour les listes et traiter les nouveaux dossiers". EntreprisesRouges.jpg La fameuse stratégie du "name and shame" ("nommer et faire honte") a donc porté ses fruits. Le simple fait d'avoir été listées a eu un impact positif sur la motivation de nombreuses entreprises selon le gouvernement. Qui plus est lorsque les fameuses listes montent à 1,2 million de pages vues en une journée...

Parmi les cancres, on retrouve donc Picard Surgelés, Bull, Goodyear Dunlop, Starbucks, Veolia Transport, Labeyrie, ou encore l'AFP... Et chez "les orange" : France Télécom, Décathlon, Sony France, Maaf, MMA, Carglass, Chanel, Conforama, France Télévisions, l'Institut Pasteur, la Banque Postale, Total, etc.

10 propositions anti-stress

Montrer du doigt est une chose, mais pour aider les entreprises à mettre en place les bonnes pratiques contre le stress au travail, le rapport "Bien-être et efficacité au travail" qui a été remis mercredi au Premier Ministre François Fillon préconise dix solutions, dont certaines plutôt innovantes (voir rapport en annexe page 5). Parmi ces préconisations : donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail, impliquer les partenaires sociaux, préparer et former els managers à leur rôle, ou encore ne pas laisser le salarié seul face à ses difficultés...

Mais aujourd'hui, d'autres questions se posent : les entreprises ayant mis en place des actions de lutte contre le stress ont-elles mesuré l'impact de ces engagements ? Ces mesures sont-elles efficaces ? Les salariés sont-ils réellement moins stressés ? Pas si sûr...