Des conditions strictes

Pour toucher ce revenu complémentaire, les jeunes actifs en fin de droit Assedic devront justifier de deux années de travail à temps complet dans les trois années précédant la demande de RSA (équivalent à 3200 heures de travail), ce qui leur permettra de toucher en moyenne 200 Euros de complément de revenu. Des conditions qualifiées par certains syndicats de "draconiennes" qui devraient limiter le nombre de bénéficiaires de ce RSA jeunes à 160.000 personnes, dont 40.000 travailleurs à temps partiel. Autres critiques, déjà faites lors de l'application du RSA aux plus de 25 ans : la mesure pourrait inciter les employeurs à multiplier les contrats précaires du type temps partiel ou autres petits boulots et exclure les étudiants qui travaillent à temps partiel...

Comme le rappelle justement Emmanuel Kessler sur France Info, pour le gouvernement, cette "avancée en terrain miné" n'est pas sans risque. Beaucoup s'y sont cassé les dents... De nombreux d'élus de la majorité sont contre ce "smic-jeunes" qu'ils qualifient de "retour à l'assistanat". Idem pour Xavier Bertand, Ministre du travail, pour qui les jeunes n'ont pas besoin d'un RSA mais d'un travail. Encore faudrait-il qu'il y en ait justement, du travail.

C'est désormais officiel, le RSA sera étendu aux jeunes de moins de 25 ans en septembre 2010 (voir l'article d'Europe 1)