Pour parvenir à cette conclusion, l'équipe de Christina Schmidt, chercheur à l'Université de Liège en Belgique, a utilisé l'imagerie cérébrale (l'IRM). Le principe est de "mesurer par résonance magnétique l'activité cérébrale", en l'occurrence ici, de deux groupes distincts : l'un se couchant et se levant tôt, l'autre tard. L'objectif du test est d'évaluer la résistance de chaque groupe à la fatigue en mesurant leur performance lors d'une tâche nécessitant de la concentration visuelle. Bilan : une heure et demie après leur réveil, les lève-tôt et les lève-tard sont aussi efficaces les uns que les autres... Mais plus de dix heures après le lever, les couche-tard se montrent beaucoup plus vigilants que les couche-tôt !

Sommeil_Getty.jpgUne explication toute scientifique : deux processus règlent notre sommeil. "L'horloge circadienne" le synchronise avec le rythme jour/nuit. Et le processus dit "homéostatique" mesure le temps que l'on passe en état d'éveil. Une personne dite du matin sera donc plus sensible à la pression homéostatique que son homologue du soir...

Désormais c'est prouvé (!), l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tard... Un argument de poids à soumettre à votre patron en cas de panne de réveil. Enfin, pour le moment, le travailleur moyen semble plutôt être un couche-tard/lève-tôt qui n'a pas vraiment le choix...