Carrière, salaire, vie pro, burnout… La CFDT interroge les salariés, et c’est costaud !

25 mots clés pour aborder toute la vie au travail. De « sens du travail », à « carrière », en passant par « burnout », « sexisme », ou encore « hiérarchie » et bien sûr « syndicat ». Le questionnaire « Parlons travail » mis en ligne par la CFDT est inédit et se veut un exercice de démocratie participative. La Confédération française démocratique du travail s’est notamment inspirée d’une précédente expérience, « Génération Quoi », lancée en 2013 par France Télévisions et destinée aux jeunes adultes et adolescents. Le questionnaire en ligne avait rencontré un net succès avec 360 000 répondants et 40 millions de questions obtenues, expliquait Libération en septembre dernier.

Les salariés ont eux aussi envie de parler, puisque plus de 170 000 personnes ont déjà répondu aux 170 questions de la CFDT. Qui sont-elles ? 66% sont issues du privé, 28% sont fonctionnaires, 49% sont adhérentes de la CFDT et 51% non syndiquées. Voici – en partie – ce que l’on peut déjà retenir de leurs réponses.

Burnout 

L’épuisement professionnel au travail fait souvent la Une de la presse. Mais dans les faits, les salariés sont-ils vraiment en situation de burnout ? A priori non : seulement 2% des sondés déclarent l’être tout le temps, contre 43% qui répondent à égalité rarement et jamais. De même, 64% disent n’avoir jamais fait de burnout au cours de leur carrière. S’il arrive que les salariés se sentent débordés par le travail, c’est à l’occasion. D’ailleurs la charge de travail leur semble tout à fait supportable et rares sont ceux à mal dormir à cause du travail…

Carrière 

Interrogés sur leur carrière, les salariés répondent qu’ils peuvent en général mettre en pratique leurs propres idées et qu’ils ont choisi leur carrière. Leur vision de la carrière idéale consiste à changer régulièrement de métier puis de ne pas connaître de période de chômage. En revanche, l’idée de rester toute leur vie professionnelle dans une entreprise ne les stimule guère. Contrairement au discours ambiant, les salariés ne sont pas non plus massivement motivés pour fonder leur entreprise de même que s’ils devaient changer d’entreprise, ils le feraient sous certaines conditions. Le chômage est une vraie source d’angoisse : réinterroger sur leur carrière idéale : 52% répondent ne pas connaître de période de recherche d’emploi.

Collègue 

L’enfer, c’est définitivement les autres. Pour une nette majorité de salariés il suffit d’un collègue pénible pour rendre le travail invivable. Un collègue sympa peut rendre le travail vivable mais sa joie de vivre est un peu moins forte que le pouvoir de nuisance du collègue insupportable. Heureusement, les relations entre collègues sont globalement cordiales mais pas de quoi partir en vacances ensemble non plus. Enfin, au travail on tombe parfois mais très rarement sur sa moitié. Rares sont ceux qui se disent intéressés pour flirter au bureau et pour les salariés qui l’ont fait, une majorité ne le fera plus.

Métier 

Si les salariés se déclarent plutôt fiers de leur métier, rares sont ceux qui savaient jeunes celui qu’ils voulaient exercer. 24% disent même exercer un autre métier que leur premier job et le regretter aujourd’hui, contre 18% qui sont satisfaits du changement.

Hiérarchie

Lèche-bottes et copinage… C’est la vision des salariés quand il s’agit des promotions. Les supérieurs sont peu aimés et parfois à raison : 35% des répondants déclarent avoir déjà vu des cas de harcèlement et 36% l’avoir déjà subi. 69% estiment que leur supérieur se protège uniquement et qu’il ne moque de leur bien-être (59%). Notons toutefois que les chefs ont des compétences jugées normales et respectables, rares sont ceux étant perçus comme totalement incompétents ou à l’inverse excellents. D’ailleurs, une majorité de salariés estiment qu’ils faisaient leur travail sans chef cela ne changerait pas grand chose.

Salaire 

30% des répondants déclarent un salaire compris entre 1 500 et 2 000 euros. Une rémunération plutôt insatisfaisante jugent-ils. Au vu de leurs efforts, les salariés jugent également leur perspective de promotion trop faible. Rares sont ceux à déclarer travailler pour gagner le plus d’argent possible mais une majorité travaille avant tout pour subvenir à ses besoins.


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