Des étudiants imaginent le bureau de demain

Dans le cadre de son étude « Mon bureau de demain« , l’ESSEC a interrogé quelques 400 de ses étudiants, âgés de 22 ans en moyenne, pour savoir comment ils se représentaient leurs futurs espaces de travail. Et le verdict est sans appel, la génération Y rejette massivement le classicisme des bureaux  » traditionnels « 

La fin du bureau classique

Avec 13% de répondants en faveur d’un bureau classique, ce dernier voit ses jours comptés. Mais par quoi remplacer le bureau traditionnel ? Pour presque un quart des étudiants, il faut casser l’image du bureau, le rendre plus attrayant, moins formel, peut-être plus cosy. Qu’on s’y sente comme à la maison ou dans son café préféré. Une autre partie des sondés (22%) souhaitent travailler dans un espace naturel. Enfin, 17% des étudiants sont attirés par le bureau ultra connecté, génération Y oblige. L’open space a quant à lui encore de l’avenir. Déjà expérimenté les trois quarts des sondés, 64% des étudiants y voit « un facteur positif à la fois pour l’ambiance et pour les synergies« .

> 10 bureaux ultra-pratiques pour travailler

Un constat à nuancer

Si la génération Y (et sa cadette, la génération Z) bouleverse le monde de l’entreprise, l’enquête révèle néanmoins un attachement à certains concepts traditionnels. Ainsi, pour plus d’un tiers des étudiants, la hiérarchie doit rester visible dans l’organisation de l’espace de travail. De même, le bureau ultra moderne et iconoclaste à la « Google » ne convainc pas massivement, puisqu’un tiers des sondés émettent des réserves à son encontre, et 12% expriment un avis clairement négatif sur ce type d’espace.

> Les espaces de travail partagés : avantages et inconvénients

La victoire du tiers-lieu ?

Les tiers-lieux sont des lieux ne relevant ni du domicile, ni du travail : espaces de coworking, télécentres, centres d’affaires… Ces nouveaux espaces sont en très nette progression depuis quelques années, signe d’une mutation rapide du concept d’espace de travail. De prime abord, les étudiants de l’ESSEC semblent plébisciter ces nouveaux espaces de travail (70%). Mais ce constat est à nuancer. Dans les faits, moins d’un tiers des sondés s’y voient travailler quotidiennement, et la moitié pense y exercer une activité seulement de manière occasionnelle. De plus, pour 64% d’entre eux, ces espaces ne permettent pas de gagner en productivité, comparativement aux bureaux classiques.

> « Sans entreprise fixe », les travailleurs français deviennent néo-nomades

Travailler à Paris…

Le constat est flagrant. A l’ESSEC, on veut travailler à Paris ! Six étudiants sur 10 aimeraient en effet décrocher un boulot dans la capitale. Il n’y a que 20% d’aventureux à afficher leur préférence pour l’international. Et encore, les pays qui ont la cote sont le Royaume Uni et les États-Unis.

…Tout en se mettant au vert

Souvenez-vous, on vous disait que presque un quart des étudiants interrogés souhaitaient travailler dans un espace naturel. Et bien cette tendance naturophile se confirme dans tous les domaines. 85% des sondés estiment en effet que l’élément végétal devrait avoir une place importante dans le monde de l’entreprise. Et il ne s’agit pas que d’une simple plante verte posée sur une table. Il est question de toitures végétalisées et d’espaces verts individuels à entretenir par l’employé !

> Le bureau-caravane, la tentation nomade

bureau

Ces articles devraient vous intéresser

Commentaires

  1. yann
    11 janvier 2017 - 17h40

    Ils sont forts quand même ces jeunes !
    Génération Y… Une révolution

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.